Mourir à soi-même

Publié le par Roger

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mis le 11/04/2008

Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été

enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite

en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient

nécessaires à la compréhension du texte écrit.

Mourir à soi-même

Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort

Nous lisons dans Apocalypse 12, au verset 10 :

« Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui

disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son

Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu

jour et nuit »

. Vous vous rendez compte que Satan a accès jour et nuit auprès de Dieu, pour nous

accuser, et pas toujours faussement ; mais le verset 11 dit :

 

« Ils (les chrétiens) l'ont vaincu à cause

du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie

jusqu'à craindre la mort »

. Je voudrais surtout insister sur cette fin de verset : « ils n'ont pas aimé

leur vie jusqu'à craindre la mort »

, et je crois que c'est aussi pour cela qu'ils l'ont vaincu. Ils ont

vaincu Satan à cause du Sang de l'Agneau, à cause de la parole de leur témoignage, et parce qu'ils

n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.

La parole de notre témoignage, c'est la Parole de Dieu rendue vivante par notre vie. Notre

témoignage chrétien doit être imbibé de la Parole du Seigneur, calqué sur la Parole du Seigneur,

rempli de la Parole du Seigneur. Par tout ce que nous disons, tout ce que nous pensons, tout ce que

nous faisons, le Seigneur veut que ce soit sa Parole qui agisse au travers de notre témoignage, parce

que le Seigneur verra si nous nous aimons les uns les autres, si notre témoignage est selon sa Parole.

C'est alors que ceux de l'extérieur seront attirés au Seigneur.

 

 

« A ceci tous connaîtront que

vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres »

(Jean 13:35). Les gens du

dehors ne sont pas très attirés quand ils voient les divisions, les problèmes qui se trouvent au niveau

des églises chrétiennes. Ils seront attirés seulement s'ils voient en nous l'amour du Seigneur

concrètement réalisé dans nos familles, dans l'église, dans notre vie personnelle.

Il faut que cet amour de Jésus transparaisse dans tout notre témoignage, que nous soyons

remplis du Saint-Esprit, et pour cela le Seigneur nous dit :

 

« Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à

craindre la mort »

Quand on aime trop sa vie sur cette terre, on a peur de la mort et le diable tient

beaucoup de personnes par là. Il y a d'abord la peur de la mort physique. Beaucoup de chrétiens ont

peur de la mort. Autrefois, moi aussi j'avais peur de la mort. C'était une peur terrible. Avant de me

convertir j'avais une telle crainte de la mort (c'était une phobie), qu'à certains moments je n'osais

même pas m'écarter d'une ville ou d'un hôpital dans mes ballades. Je me disais : "Voyons, est-ce qu'il

y a un hôpital dans ce coin-là ? Parce que s'il m'arrive quelque chose, peut-être aurais-je le temps

d'aller vite, vite, me faire soigner." Vous voyez à quel point j'avais cette phobie, la peur de la mort !

Gloire à Dieu, Il m'en a délivré !

Quand le Seigneur nous révèle qui Il est, quand Il nous révèle ce qui nous attend là-haut, les

demeures qu'Il a préparées pour nous, les demeures célestes, la Jérusalem céleste, la gloire de la

Jérusalem céleste, ce qu'Il prépare à ceux qu'Il amène là-haut avec Lui, alors on peut dire vraiment

avec Paul :

 

« La mort m'est un gain » (Philippiens 1:21). Et on peut aussi dire : "Je désire de tout

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mon coeur être près de mon Seigneur" !

Je resterai sur terre pour le témoignage, pour mes proches, pour l'Eglise, ou pour l'oeuvre que

le Seigneur me demande de faire ici bas; mais je ne reste pas avec une crainte de la mort qui me ferait

dire : "profitons vite de la vie tant qu'elle passe parce qu'après, on ne sait pas trop" Je reste parce que

je sais que je dois accomplir les oeuvres que mon Père céleste a prévues, pour sauver des âmes et les

amener dans son ciel de Gloire ; voilà pourquoi Dieu nous demande de rester. Et nous restons pour

nous préparer à la rencontre du Seigneur, nous sanctifier. Le Seigneur veut enlever de chacun de nos

coeurs toute crainte de la mort !

J'ai remarqué que la peur de la mort est quelque chose qui paralyse beaucoup de chrétiens. En

conséquence, ils ont le désir de se construire quelque chose sur terre, de construire "quelque chose de

solide", d'accumuler des possessions, d'avoir un bon métier... Bien sûr, il vaut mieux avoir un bon

métier qu'un mauvais, mais ce n'est pas à cela que l'on est appelé fondamentalement. Si le Seigneur a

prévu que l'on ait un bon métier c'est toujours en vue d'exercer les oeuvres qu'Il a prévues pour nous

dans le cadre où nous sommes, dans le métier où nous exerçons notre activité, car autour de nous il y

a des âmes à toucher.

Qu'on soit professeur d'université, ou qu'on soit balayeur de rues, pour le Seigneur ce n'est

absolument pas cela qui compte. Il me place là où Il me place parce qu'Il sait que si je suis à

l'université ou si je suis dans la rue, il y a autour de moi des âmes que l'autre ne pourra pas toucher.

Les diplômes et tout ce que j'ai accumulés comme parchemins, cela ne me sert absolument à rien,

sinon que cela m'ouvre certaines portes pour témoigner dans certains milieux, c'est tout ! S'il y a sur

ma route des personnes qui attachent de l'importance aux diplômes et qui disent : "parce qu'il est

diplômé on va lui ouvrir la porte", je profite de cette occasion, j'entre, et je parle de Jésus.

"Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort." Nous devons demander au Seigneur qu'il

nous montre si nous avons ce soir dans nos coeurs encore un peu de crainte de la mort physique. Le

Seigneur veut enlever cette crainte pour toujours, parce que vous ne serez jamais efficaces pour le

Seigneur dans votre vie sur terre, si vous avez encore peur de la mort. Cela prouve aux yeux du

Seigneur que vous êtes encore attachés à quelque chose de cette vie charnelle, terrestre, et le Seigneur

veut enlever cela.

Il ne faut pas tomber, non plus, dans l'excès inverse et désirer mourir. Pour nous la mort est un

gain parce qu'on sait que l'on va gagner le Seigneur et qu'on va le voir face à face, mais je ne dois pas

rechercher la mort. Elle viendra au moment où le Seigneur l'aura décidé. Et tant que le Seigneur ne

l'aura pas décidé et que je n'aurai pas dans mon coeur la conviction et la certitude : "c'est l'heure, tu

pars", eh bien je devrais résister de toutes mes forces à la mort parce que c'est quelque chose qui vient

de Satan : la mort est un ennemi. Mais je ne dois pas craindre la destruction de mon corps physique,

on devra tous y passer de toute manière, à moins que le Seigneur Jésus ne revienne très vite. Et même

quand Il reviendra, les morts en Christ ressusciteront, et les vivants seront changés en un instant, on

va connaître une "résurrection de vivants". Mais si le Seigneur tarde, ou si nous devions mourir ce soir

ou cette nuit, eh bien n'ayons aucune crainte de cela : "Seigneur, ton heure sera la mienne, mais pas

avant, pas après non plus !"

J'ai même connu une personne à qui le Seigneur a laissé le choix. Cette soeur en Christ était en

train de mourir d'un cancer. Elle avait sur la terre déjà un beau ministère de prière d'intercession, et au

moment où elle allait mourir du cancer, le Seigneur Jésus lui est apparu et lui a dit : "Je te laisse le

choix, tu peux venir ou tu peux rester, choisis." Elle a dit : "Seigneur, je sais que je serai mieux avec

Toi, aucun doute la-dessus, mais Seigneur, à cause de l'oeuvre et de tout ce qu'il y a à faire, et des

âmes à sauver, je te demande de rester encore." Elle s'est endormie paisiblement et quand elle s'est

réveillée, elle était guérie entièrement du cancer. Elle travaille encore aujourd'hui pour le Seigneur, à

78 ans, avec vaillance. Le Seigneur lui avait laissé le choix : elle a accepté elle-même de rester pour

travailler pour le Seigneur dans ces ténèbres épaisses. Et je suis sûre que cela a dû représenter un

sacrifice pour elle, parce qu'elle savait que c'était mieux d'aller dans la présence du Seigneur.

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suite

Si tu sens que tu as encore peur de la mort, tu dois prier en disant : "Seigneur, enlève toute

crainte de la mort, je t'en prie". Et si le Seigneur te dit clairement ce soir même : "C'est fini pour toi

sur cette terre", tu lâches tout. Tu es prêt à tout lâcher parce que tu n'as pas aimé ta vie jusqu'à

craindre la mort.

Mais le Seigneur parle aussi, d'une autre mort, et je pense que c'est encore plus important pour

chacun de nous, c'est la mort à soi-même, et ça va dans le même sens, puisque quand on aime sa vie

charnelle et personnelle, on n'aime pas la crucifier, on n'aime pas la mener à la croix pour qu'elle

meure. Et Jésus dit clairement dans Luc 14:25 :

« De grandes foules faisaient route avec Jésus ».

Quand le Seigneur se manifeste avec puissance, il attire toujours de grandes foules parce qu'il se passe

toujours des choses extraordinaires. Quand le Seigneur agit avec puissance, par les apôtres, par les

serviteurs de Dieu à qui le Seigneur a donné un ministère de puissance, de foi, on voit les foules

arriver.

Il faut voir le ministère que le Seigneur a donné à Smith Wigglesworth, un simple plombier

qui savait à peine lire et écrire, qui n'a jamais eu rien d'autre que sa Bible et cela lui a largement suffi.

Il était rempli du Saint-Esprit et de foi. Il a parcouru la terre entière. Le Seigneur agissait puissamment

au travers de lui. Un jour il a débarqué en Australie, sur un quai, en bateau. Il n'y avait personne pour

l'attendre, personne. Quand il est parti d'Australie, il y avait des milliers de personnes qui sont venues

l'accompagner au bateau, parce que quand il annonçait la Parole de Dieu, le Seigneur agissait avec

puissance et force, et Jésus se manifestait par des conversions, par des guérisons, par des miracles et

les foules s'approchaient du Seigneur. Et il n'a pas eu souvent l'occasion de faire imprimer beaucoup

de prospectus, de tracts, pour annoncer ses réunions. Il n'y avait pas non plus beaucoup d'émissions de

radio et de télévision, mais le Saint-Esprit était à l'oeuvre et les gens venaient en foule.

"De grandes foules faisaient route avec Jésus". Mais il y a une grande différence entre être

attiré par la puissance et l'amour du Seigneur, recevoir une bénédiction, une guérison, une délivrance,

et être disciple de Jésus. Le Seigneur Jésus veut former des disciples. Il dit dans Matthieu, au chapitre

28 et au verset 19 :

« Allez (annoncer l'Evangile à la terre entière), faites de toutes les nations des

disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer, tout

ce que je vous ai prescrit »

. Un disciple est un frère ou une soeur à la nuque souple qui apprend du

Seigneur à obéir.

Et ,je vous confesse que c'est un apprentissage qui n'est pas toujours facile. Mais quand on

aime le Seigneur, on veut y passer. Et Jésus dit dans Luc 14, au verset 26 :

 

« Si quelqu'un vient à moi

et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs et même sa

propre vie... »

. Il disait dans Apocalypse 12 : "Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort". Et

là Il nous dit bien que c'est la même chose. Il faut que nous ayons pour notre vie propre la haine que le

Seigneur a, dans le bon sens du terme, bien sûr, c'est-à-dire que tout ce qui va s'opposer dans ma vie à

l'accomplissement de la volonté parfaite de Dieu pour moi, je dois le haïr, l'amener à la Croix et le

crucifier. Si ma volonté propre, ma propre vie vient s'opposer à la volonté du Seigneur pour moi, je

dois la haïr.

 

« Il ne peut être mon disciple ». C'est une impossibilité totale.

On peut recevoir de grandes bénédictions du Seigneur, être visité puissamment, être béni,

guéri, mais le Seigneur a un tel amour pour nous qu'il veut nous faire pleinement participer à toute sa

vie à Lui. Il ne veut pas que nous restions encombrés de notre vie charnelle, de nos désirs charnels,

des plaisirs du monde, des choses qui passent et qui vont périr pour toujours. Le monde passe, ses

convoitises aussi, et pendant ce temps des âmes se perdent.

Le Seigneur veut que le plus vite possible dans notre vie chrétienne, nous soyons amenés à

réaliser que tout ce qui est charnel en nous doit passer à la croix.

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont

crucifié la chair avec ses passions et ses désirs »

(Galates 5:24). C'est déjà fait en Christ. Christ est

mort pour nous donc nous sommes morts en Lui. Le Seigneur veut qu'on le saisisse par la foi, une fois

pour toutes. Et la foi produit toujours les oeuvres correspondantes. Quand j'ai vraiment compris par la

 

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foi que je suis crucifié en Christ (quand il est mort, je suis mort avec Lui), mes oeuvres vont

correspondre, avec la certitude que j'ai dans mon coeur, d'être une nouvelle créature en Christ.

« Les

choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles »

(2 Corinthiens 5:17).

Tout le travail du Saint-Esprit, dans ma sanctification de tous les jours, va consister à bien me

faire comprendre que je suis déjà en Christ une nouvelle créature. Je ne dois pas courir après quelque

chose qui n'est pas encore fait, je dois réaliser que c'est fait en Christ. Et le Seigneur veut que je le

mette concrètement en pratique, c'est ce que veut dire porter sa croix. Luc 14,27 nous dit :

 

« Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple »

 

« Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres ; non seulement à ceux qui sont

bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère difficile »

 

« Car c'est une grâce que de supporter des afflictions par motif de

conscience envers Dieu, quand on souffre injustement »

. C'est une grâce de souffrir injustement

quand on n'a rien fait de mal. Il faut apprendre, frères et soeurs, à le considérer comme un cadeau

royal.

 

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Christ a souffert injustement, Lui juste, parmi les injustes. Par rapport à la justice de Dieu

c'était juste, puisqu'il devait mourir sur la Croix pour nous. Mais humainement parlant c'était une

injustice totale parce que Lui qui n'a rien fait de mal, qui n'avait que de l'amour dans son coeur, et qui

a toujours de l'amour dans son coeur, Il n'a reçu que traitements injustes sur traitements injustes, et je

suis sûr qu'en dehors des souffrances qu'Il a eues à la Croix, je suis sûr que tout au long de sa vie, cela

a été une souffrance permanente. Lui qui était Dieu incarné, Fils de Dieu en chair, rempli du Saint-

Esprit, de voir en permanence le péché autour de Lui, de voir en permanence les injustices, de voir en

permanence ce qu'on pouvait Lui faire, de voir en permanence l'incompréhension, le rejet des autres,

je suis sûr que c'était une souffrance permanente pour lui.

Il y en a ici un certain nombre qui ont été rejetés par leur famille, leur père, leur mère, ou les

deux, ou qui ont subi des injustices terribles dans leur enfance, et c'est la cause de tant de rébellion,

tant de haine. Et quand nous venons au Seigneur, Il ne va pas nous révéler tout de suite, ce serait trop,

que c'est une grâce de recevoir des traitements injustes, on ne peut pas l'avaler comme ça. Mais Il

nous met en présence de Jésus qui a tant souffert pour nous injustement. Ensuite Il nous montre que le

caractère de Jésus doit être formé en nous pour nous apprendre à supporter patiemment et avec joie

l'injustice. Et c'est le meilleur moyen de mettre la chair à mort, supporter l'injustice quand on n'a rien

fait de mal.

Alors si vous en faites un sujet de prière, sachez bien ce qui va vous attendre. Quand vous

dites : "Seigneur, je veux marcher par l'Esprit !" ce n'est pas seulement parler en langues et exercer les

dons spirituels, loin de là ! "Seigneur, je veux marcher par l'Esprit, je veux que le caractère de Jésus

soit formé en moi." Voilà une prière qui plaît énormément au Seigneur ! C'est peut-être bien celle qui

Lui plaît le plus. Que le caractère de Jésus, le bien aimé Fils de Dieu soit formé en moi et dans

l'Eglise ! Si j'en fais un sujet de prière, vous savez ce qui va m'arriver en premier ? Il va m'arriver des

traitements injustes ! Pourquoi ? Parce que le Père, dans son amour, va peu à peu nous former. Il va y

aller doucement. Au début, Il verra ce que l'on peut supporter, mais, peu à peu lorsque nous y serons

habitués, que l'on aura pris le pli pour les petites choses, Il nous entraînera dans des injustices de plus

en plus grandes que nous aurons à subir, pour former en nous le caractère de l'Agneau et mettre à mort

la chair.

Elle ne supporte pas l'injustice, la chair, vous l'avez remarqué ? Dans le monde qui nous

entoure, on supportera tout sauf l'injustice : "Lui, il a autant d'heures de travail que moi, et il a cent

euros de plus ! Et on fait le même travail ! C'est injuste !" Et l'injustice, chez les enfants, dans les

écoles... on ne supporte pas l'injustice ! Quand on entre dans le royaume de Dieu, on est sous une loi

spirituelle entièrement nouvelle où le Seigneur dans sa grâce, nous fait apprendre à considérer comme

un cadeau les injustices qu'on reçoit. Vous voyez le changement. Pourquoi ? Parce qu'il veut que la

chair soit crucifiée.

« Quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ?

(aucune, ce n'est que justice.)

Mais si vous supportez la souffrance (injuste) quand vous faites ce qui

est bien, c'est une grâce devant Dieu. Et c'est à cela que vous avez été appelés »

(1 Pierre 2:20).

C'est notre destin, frères et soeurs ! Peut-être que certains ne sont pas tellement réjouis de réaliser,

pour la première fois, cette perspective ! Je pense que vous avez dû la réaliser déjà, mais de se voir

rappeler la vérité aussi cuisante qu'on est appelé à devoir subir des injustices, ce n'est pas très drôle, à

première vue. Mais il nous est dit au verset 21 que

 

«C'est à cela que vous avez été appelés, parce que

Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces »

.

Et quand je réalise que ce n'est pas pour rien que Dieu nous le demande mais que c'est pour

être comme Jésus, pour apprendre à être comme Jésus, pour suivre les traces de Jésus, pour apprendre

à réagir comme Il l'a fait Lui, c'est formidable ! C'est aussi pour que le monde voie ce que sont un

homme, une femme remplis de l'amour du Seigneur envers ceux qui les traitent injustement, ça c'est

formidable. Dans l'église de Jésus, c'est quelque chose que nous devons tous apprendre le plus vite

possible. Supportons l'injustice, parce que nous avons tous affaire à des hommes et des femmes qui ne

sont pas encore arrivés à la stature parfaite de Christ.

 

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Puisque nous savons que nous devons y parvenir un jour, n'oublions pas le moyen que le

Seigneur a choisi pour nous y faire parvenir : c'est de crucifier notre chair et le meilleur moyen, ou

l'un des meilleurs moyens de la crucifier c'est de subir un traitement injuste et d'apprendre à le subir

joyeusement en faisant un grand sourire du fond de notre coeur à celui qui nous traite injustement.

Pour ma part cela a été la plus grande leçon de ma vie, je ne supportais absolument pas, orgueilleux

comme j'étais, un traitement injuste, et je pensais : "On va voir ce qu'on va voir, avoir osé me traiter

comme ça ! Il a osé, il va voir..." C'est une réaction charnelle. Il m'arrivait de bouder ma femme

pendant trois jours, sans lui adresser la parole parce qu'elle avait fait un petit quelque chose qui

m'avait froissé ! C'est affreux ! On peut faire beaucoup souffrir les autres, quand on n'a pas appris à

supporter l'injustice.

Verset 23 :

« Lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de

menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en

son corps sur le bois, afin que mort aux péchés

(la chair de péché, la chair se nourrit du péché, le

péché dans la chair, c'est pour ça que Jésus l'a crucifiée à la croix )

 

nous vivions pour la justice ; lui

par les meurtrissures duquel vous avez été guéris »

. Nous aurons l'occasion de parler de guérison,

parce que le peuple du Seigneur a besoin de guérison. Je ne parle pas de guérisons physiques

seulement, mais de blessures, de ces cicatrices saignantes dans le coeur, dans l'âme. Et le bon berger,

le Seigneur, est venu pour panser ces blessures, s'occuper individuellement de chaque brebis.

Un être humain, c'est quelqu'un de tellement fragile et complexe ! Quand il arrive au Seigneur,

cet être humain est souvent tellement blessé, couturé de tous les côtés, avec des plaies encore béantes

et saignantes, qu'on ne peut pas se permettre d'aider les autres sans la délicatesse du Seigneur et du

Saint-Esprit. Cela ne veut pas dire qu'on va manquer de fermeté, d'autorité, mais on ne doit jamais

oublier qu'on a affaire à des hommes et des femmes qui ont été blessés, qui le sont encore et qui sont

extrêmement sensibles. Je dois souvent me repentir devant le Seigneur. Quand je vois les souffrances,

je dis : "Seigneur, Tu l'aurais fait bien mieux que moi, mais Tu as choisi de te servir de moi, malgré

l'imperfection, malgré les choses que je fais si mal, alors, Seigneur, crucifie encore la chair et que tu

puisses vraiment T'exprimer au travers de ce que je suis."

Alors, vous voyez, à quel point on a besoin de nous laisser profondément travailler par le

Seigneur pour être remplis de l'Esprit de compassion et de l'amour du Seigneur et je crois que c'est là

la clé. C'est la compassion et l'amour du Seigneur qui Le poussait à agir comme il le faisait, sans

jamais rechercher ni le spectacle, ni les choses que souvent nous recherchons, mais en s'intéressant à

la vie individuelle de cette personne qui est là, qui a besoin du Seigneur dans son être entier.

Et je terminerai par le verset 25 :

 

« Par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car

vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le

gardien de vos âmes »

. Vous êtes retournés. Réjouissons nous parce que nous sommes retournés vers

le bon berger, Il s'occupe de ses brebis. Elles entendront sa voix. Il en prend soin individuellement. Il

les conduit. Il marche devant elles. Je m'en réjouis personnellement, Alléluia ! Gloire à Dieu ! Amen.

 

(1 Pierre 2:18). Cela m'arrive de

manifester un caractère difficile et je vous assure que ce n'est pas agréable pour les autres ! C'est ce

que le Seigneur veut tuer à la Croix pour que le caractère de Jésus se manifeste dans notre vie, dans

notre église, dans notre foyer.

.

Quelquefois je parle avec des chrétiens qui me disent : "Oh ! il m'est arrivé une tuile

épouvantable, il m'est arrivé ceci, il m'est arrivé cela ; ou j'ai un mari impossible, une femme

impossible, ou des collègues impossibles, c'est ma croix, je la porte ! " Et tout de suite je suis obligé

de leur dire : "Mais non, mon frère, ma soeur , ce n'est pas ça ta croix". La croix ce n'est pas ce qui

nous arrive, c'est la manière dont nous allons réagir à ce qui nous arrive. Ce qui nous arrive, c'est ce

qui nous est imposé. Si une grosse tuile vous arrive, vous ne l'aviez pas choisie, et sur ce plan-là nous

sommes au même niveau que ceux du monde, ils ont aussi des tuiles, ils ont aussi des deuils, ils ont

aussi des maladies, ils ont aussi des souffrances, des difficultés qui leur arrivent. Mais ils n'ont pas le

Seigneur Jésus, ils n'ont pas Celui qui est la solution, la guérison, la délivrance. Quand ces choses

m'arrivent, quand des choses difficiles m'arrivent, me sont imposées, c'est là que Dieu m'attend au

tournant pour voir si je vais me charger de ma croix ou pas, si je vais marcher par l'Esprit ou par la

chair, si je vais choisir de me charger de ma croix ou si je vais choisir de laisser ma propre vie

s'exprimer parce que je l'aime tellement cette vie, oh ! je la caresse tellement cette propre vie, cette vie

charnelle, cette vie égoïste, qui ne cherche que sa propre satisfaction ! C'est celle-là, la propre vie que

nous devons haïr, c'est celle-là que je dois ne pas aimer jusqu'à craindre sa mort.

Quand nous disons : "Seigneur, il m'arrive quelque chose de difficile, d'injuste", c'est là, en

général, que Satan nous fait chuter. Quand quelque chose de dur, de difficile nous arrive, mais que

l'on sait que c'est juste, on le supporte plus facilement. Mais quand quelque chose d'injuste nous

arrive, là, c'est beaucoup plus dur à supporter. Et le chapitre 4 de 1 Pierre dit que nous sommes

appelés à souffrir injustement. Nous sommes appelés à participer aux souffrances de Christ.

Bien sûr Jésus-Christ a fait une part qu'Il est seul à avoir faite, celle qui Lui revient

entièrement, quand Il est mort à la Croix du calvaire, Lui-seul pouvait le faire. Mais quand Il nous

appelle à participer à ses souffrances, à ses persécutions, à ses traitements injustes, cela fait partie de

la vie chrétienne à cent pour cent. Alors ne nous étonnons pas quand un traitement injuste nous est

réservé. La Parole nous demande de le considérer comme une grâce de Dieu. Pourquoi ? Pour nous

apprendre à nous charger de notre croix, c'est-à-dire à avoir dans l'injustice la bonne réaction

spirituelle : "Seigneur, pardonne-lui, il (ou elle) ne sait pas ce qu'il fait, et remplis mon coeur d'amour

pour celui qui m'a traité injustement."

Vous savez avec qui c'est le plus difficile de le faire ? Avec ceux qui nous sont les plus

proches, notre épouse, notre époux, nos enfants, nos parents, nos amis proches. Je l'ai constaté pour

ma part, c'est plus facile de crucifier ma chair quand je suis devant un étranger, même un frère qui me

traite injustement que quand c'est quelqu'un de tout proche.


 

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