Si tu sens que tu as encore peur de la mort, tu dois prier en disant : "Seigneur, enlève toute
crainte de la mort, je t'en prie". Et si le Seigneur te dit clairement ce soir même : "C'est fini pour toi
sur cette terre", tu lâches tout. Tu es prêt à tout lâcher parce que tu n'as pas aimé ta vie jusqu'à
craindre la mort.
Mais le Seigneur parle aussi, d'une autre mort, et je pense que c'est encore plus important pour
chacun de nous, c'est la mort à soi-même, et ça va dans le même sens, puisque quand on aime sa vie
charnelle et personnelle, on n'aime pas la crucifier, on n'aime pas la mener à la croix pour qu'elle
meure. Et Jésus dit clairement dans Luc 14:25 :
« De grandes foules faisaient route avec Jésus ».
Quand le Seigneur se manifeste avec puissance, il attire toujours de grandes foules parce qu'il se passe
toujours des choses extraordinaires. Quand le Seigneur agit avec puissance, par les apôtres, par les
serviteurs de Dieu à qui le Seigneur a donné un ministère de puissance, de foi, on voit les foules
arriver.
Il faut voir le ministère que le Seigneur a donné à Smith Wigglesworth, un simple plombier
qui savait à peine lire et écrire, qui n'a jamais eu rien d'autre que sa Bible et cela lui a largement suffi.
Il était rempli du Saint-Esprit et de foi. Il a parcouru la terre entière. Le Seigneur agissait puissamment
au travers de lui. Un jour il a débarqué en Australie, sur un quai, en bateau. Il n'y avait personne pour
l'attendre, personne. Quand il est parti d'Australie, il y avait des milliers de personnes qui sont venues
l'accompagner au bateau, parce que quand il annonçait la Parole de Dieu, le Seigneur agissait avec
puissance et force, et Jésus se manifestait par des conversions, par des guérisons, par des miracles et
les foules s'approchaient du Seigneur. Et il n'a pas eu souvent l'occasion de faire imprimer beaucoup
de prospectus, de tracts, pour annoncer ses réunions. Il n'y avait pas non plus beaucoup d'émissions de
radio et de télévision, mais le Saint-Esprit était à l'oeuvre et les gens venaient en foule.
"De grandes foules faisaient route avec Jésus". Mais il y a une grande différence entre être
attiré par la puissance et l'amour du Seigneur, recevoir une bénédiction, une guérison, une délivrance,
et être disciple de Jésus. Le Seigneur Jésus veut former des disciples. Il dit dans Matthieu, au chapitre
28 et au verset 19 :
« Allez (annoncer l'Evangile à la terre entière), faites de toutes les nations des
disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer, tout
ce que je vous ai prescrit »
. Un disciple est un frère ou une soeur à la nuque souple qui apprend du Seigneur à obéir.
Et ,je vous confesse que c'est un apprentissage qui n'est pas toujours facile. Mais quand on
aime le Seigneur, on veut y passer. Et Jésus dit dans Luc 14, au verset 26 :
« Si quelqu'un vient à moi
et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs et même sa
propre vie... »
. Il disait dans Apocalypse 12 : "Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort". Et là Il nous dit bien que c'est la même chose. Il faut que nous ayons pour notre vie propre la haine que le
Seigneur a, dans le bon sens du terme, bien sûr, c'est-à-dire que tout ce qui va s'opposer dans ma vie à
l'accomplissement de la volonté parfaite de Dieu pour moi, je dois le haïr, l'amener à la Croix et le
crucifier. Si ma volonté propre, ma propre vie vient s'opposer à la volonté du Seigneur pour moi, je
dois la haïr.
« Il ne peut être mon disciple ». C'est une impossibilité totale.
On peut recevoir de grandes bénédictions du Seigneur, être visité puissamment, être béni,
guéri, mais le Seigneur a un tel amour pour nous qu'il veut nous faire pleinement participer à toute sa
vie à Lui. Il ne veut pas que nous restions encombrés de notre vie charnelle, de nos désirs charnels,
des plaisirs du monde, des choses qui passent et qui vont périr pour toujours. Le monde passe, ses
convoitises aussi, et pendant ce temps des âmes se perdent.
Le Seigneur veut que le plus vite possible dans notre vie chrétienne, nous soyons amenés à
réaliser que tout ce qui est charnel en nous doit passer à la croix.
« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont
crucifié la chair avec ses passions et ses désirs »
(Galates 5:24). C'est déjà fait en Christ. Christ est mort pour nous donc nous sommes morts en Lui. Le Seigneur veut qu'on le saisisse par la foi, une fois
pour toutes. Et la foi produit toujours les oeuvres correspondantes. Quand j'ai vraiment compris par la
C46
- Page 3 - Source de Vie - http://www.sourcedevie.com foi que je suis crucifié en Christ (quand il est mort, je suis mort avec Lui), mes oeuvres vont
correspondre, avec la certitude que j'ai dans mon coeur, d'être une nouvelle créature en Christ.
« Les
choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles »
(2 Corinthiens 5:17). Tout le travail du Saint-Esprit, dans ma sanctification de tous les jours, va consister à bien me
faire comprendre que je suis déjà en Christ une nouvelle créature. Je ne dois pas courir après quelque
chose qui n'est pas encore fait, je dois réaliser que c'est fait en Christ. Et le Seigneur veut que je le
mette concrètement en pratique, c'est ce que veut dire porter sa croix. Luc 14,27 nous dit :
« Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple »
« Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres ; non seulement à ceux qui sont
bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère difficile »
« Car c'est une grâce que de supporter des afflictions par motif de
conscience envers Dieu, quand on souffre injustement »
. C'est une grâce de souffrir injustement quand on n'a rien fait de mal. Il faut apprendre, frères et soeurs, à le considérer comme un cadeau
royal.
C46
- Page 4 - Source de Vie - http://www.sourcedevie.com Christ a souffert injustement, Lui juste, parmi les injustes. Par rapport à la justice de Dieu
c'était juste, puisqu'il devait mourir sur la Croix pour nous. Mais humainement parlant c'était une
injustice totale parce que Lui qui n'a rien fait de mal, qui n'avait que de l'amour dans son coeur, et qui
a toujours de l'amour dans son coeur, Il n'a reçu que traitements injustes sur traitements injustes, et je
suis sûr qu'en dehors des souffrances qu'Il a eues à la Croix, je suis sûr que tout au long de sa vie, cela
a été une souffrance permanente. Lui qui était Dieu incarné, Fils de Dieu en chair, rempli du Saint-
Esprit, de voir en permanence le péché autour de Lui, de voir en permanence les injustices, de voir en
permanence ce qu'on pouvait Lui faire, de voir en permanence l'incompréhension, le rejet des autres,
je suis sûr que c'était une souffrance permanente pour lui.
Il y en a ici un certain nombre qui ont été rejetés par leur famille, leur père, leur mère, ou les
deux, ou qui ont subi des injustices terribles dans leur enfance, et c'est la cause de tant de rébellion,
tant de haine. Et quand nous venons au Seigneur, Il ne va pas nous révéler tout de suite, ce serait trop,
que c'est une grâce de recevoir des traitements injustes, on ne peut pas l'avaler comme ça. Mais Il
nous met en présence de Jésus qui a tant souffert pour nous injustement. Ensuite Il nous montre que le
caractère de Jésus doit être formé en nous pour nous apprendre à supporter patiemment et avec joie
l'injustice. Et c'est le meilleur moyen de mettre la chair à mort, supporter l'injustice quand on n'a rien
fait de mal.
Alors si vous en faites un sujet de prière, sachez bien ce qui va vous attendre. Quand vous
dites : "Seigneur, je veux marcher par l'Esprit !" ce n'est pas seulement parler en langues et exercer les
dons spirituels, loin de là ! "Seigneur, je veux marcher par l'Esprit, je veux que le caractère de Jésus
soit formé en moi." Voilà une prière qui plaît énormément au Seigneur ! C'est peut-être bien celle qui
Lui plaît le plus. Que le caractère de Jésus, le bien aimé Fils de Dieu soit formé en moi et dans
l'Eglise ! Si j'en fais un sujet de prière, vous savez ce qui va m'arriver en premier ? Il va m'arriver des
traitements injustes ! Pourquoi ? Parce que le Père, dans son amour, va peu à peu nous former. Il va y
aller doucement. Au début, Il verra ce que l'on peut supporter, mais, peu à peu lorsque nous y serons
habitués, que l'on aura pris le pli pour les petites choses, Il nous entraînera dans des injustices de plus
en plus grandes que nous aurons à subir, pour former en nous le caractère de l'Agneau et mettre à mort
la chair.
Elle ne supporte pas l'injustice, la chair, vous l'avez remarqué ? Dans le monde qui nous
entoure, on supportera tout sauf l'injustice : "Lui, il a autant d'heures de travail que moi, et il a cent
euros de plus ! Et on fait le même travail ! C'est injuste !" Et l'injustice, chez les enfants, dans les
écoles... on ne supporte pas l'injustice ! Quand on entre dans le royaume de Dieu, on est sous une loi
spirituelle entièrement nouvelle où le Seigneur dans sa grâce, nous fait apprendre à considérer comme
un cadeau les injustices qu'on reçoit. Vous voyez le changement. Pourquoi ? Parce qu'il veut que la
chair soit crucifiée.
« Quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ?
(aucune, ce n'est que justice.)
Mais si vous supportez la souffrance (injuste) quand vous faites ce qui
est bien, c'est une grâce devant Dieu. Et c'est à cela que vous avez été appelés »
(1 Pierre 2:20). C'est notre destin, frères et soeurs ! Peut-être que certains ne sont pas tellement réjouis de réaliser,
pour la première fois, cette perspective ! Je pense que vous avez dû la réaliser déjà, mais de se voir
rappeler la vérité aussi cuisante qu'on est appelé à devoir subir des injustices, ce n'est pas très drôle, à
première vue. Mais il nous est dit au verset 21 que
«C'est à cela que vous avez été appelés, parce que
Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces »
. Et quand je réalise que ce n'est pas pour rien que Dieu nous le demande mais que c'est pour
être comme Jésus, pour apprendre à être comme Jésus, pour suivre les traces de Jésus, pour apprendre
à réagir comme Il l'a fait Lui, c'est formidable ! C'est aussi pour que le monde voie ce que sont un
homme, une femme remplis de l'amour du Seigneur envers ceux qui les traitent injustement, ça c'est
formidable. Dans l'église de Jésus, c'est quelque chose que nous devons tous apprendre le plus vite
possible. Supportons l'injustice, parce que nous avons tous affaire à des hommes et des femmes qui ne
sont pas encore arrivés à la stature parfaite de Christ.
C46
- Page 5 - Source de Vie - http://www.sourcedevie.com Puisque nous savons que nous devons y parvenir un jour, n'oublions pas le moyen que le
Seigneur a choisi pour nous y faire parvenir : c'est de crucifier notre chair et le meilleur moyen, ou
l'un des meilleurs moyens de la crucifier c'est de subir un traitement injuste et d'apprendre à le subir
joyeusement en faisant un grand sourire du fond de notre coeur à celui qui nous traite injustement.
Pour ma part cela a été la plus grande leçon de ma vie, je ne supportais absolument pas, orgueilleux
comme j'étais, un traitement injuste, et je pensais : "On va voir ce qu'on va voir, avoir osé me traiter
comme ça ! Il a osé, il va voir..." C'est une réaction charnelle. Il m'arrivait de bouder ma femme
pendant trois jours, sans lui adresser la parole parce qu'elle avait fait un petit quelque chose qui
m'avait froissé ! C'est affreux ! On peut faire beaucoup souffrir les autres, quand on n'a pas appris à
supporter l'injustice.
Verset 23 :
« Lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de
menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en
son corps sur le bois, afin que mort aux péchés
(la chair de péché, la chair se nourrit du péché, le péché dans la chair, c'est pour ça que Jésus l'a crucifiée à la croix )
nous vivions pour la justice ; lui
par les meurtrissures duquel vous avez été guéris »
. Nous aurons l'occasion de parler de guérison, parce que le peuple du Seigneur a besoin de guérison. Je ne parle pas de guérisons physiques
seulement, mais de blessures, de ces cicatrices saignantes dans le coeur, dans l'âme. Et le bon berger,
le Seigneur, est venu pour panser ces blessures, s'occuper individuellement de chaque brebis.
Un être humain, c'est quelqu'un de tellement fragile et complexe ! Quand il arrive au Seigneur,
cet être humain est souvent tellement blessé, couturé de tous les côtés, avec des plaies encore béantes
et saignantes, qu'on ne peut pas se permettre d'aider les autres sans la délicatesse du Seigneur et du
Saint-Esprit. Cela ne veut pas dire qu'on va manquer de fermeté, d'autorité, mais on ne doit jamais
oublier qu'on a affaire à des hommes et des femmes qui ont été blessés, qui le sont encore et qui sont
extrêmement sensibles. Je dois souvent me repentir devant le Seigneur. Quand je vois les souffrances,
je dis : "Seigneur, Tu l'aurais fait bien mieux que moi, mais Tu as choisi de te servir de moi, malgré
l'imperfection, malgré les choses que je fais si mal, alors, Seigneur, crucifie encore la chair et que tu
puisses vraiment T'exprimer au travers de ce que je suis."
Alors, vous voyez, à quel point on a besoin de nous laisser profondément travailler par le
Seigneur pour être remplis de l'Esprit de compassion et de l'amour du Seigneur et je crois que c'est là
la clé. C'est la compassion et l'amour du Seigneur qui Le poussait à agir comme il le faisait, sans
jamais rechercher ni le spectacle, ni les choses que souvent nous recherchons, mais en s'intéressant à
la vie individuelle de cette personne qui est là, qui a besoin du Seigneur dans son être entier.
Et je terminerai par le verset 25 :
« Par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car
vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le
gardien de vos âmes »
. Vous êtes retournés. Réjouissons nous parce que nous sommes retournés vers le bon berger, Il s'occupe de ses brebis. Elles entendront sa voix. Il en prend soin individuellement. Il
les conduit. Il marche devant elles. Je m'en réjouis personnellement, Alléluia ! Gloire à Dieu ! Amen.
(1 Pierre 2:18). Cela m'arrive de manifester un caractère difficile et je vous assure que ce n'est pas agréable pour les autres ! C'est ce
que le Seigneur veut tuer à la Croix pour que le caractère de Jésus se manifeste dans notre vie, dans
notre église, dans notre foyer.
. Quelquefois je parle avec des chrétiens qui me disent : "Oh ! il m'est arrivé une tuile
épouvantable, il m'est arrivé ceci, il m'est arrivé cela ; ou j'ai un mari impossible, une femme
impossible, ou des collègues impossibles, c'est ma croix, je la porte ! " Et tout de suite je suis obligé
de leur dire : "Mais non, mon frère, ma soeur , ce n'est pas ça ta croix". La croix ce n'est pas ce qui
nous arrive, c'est la manière dont nous allons réagir à ce qui nous arrive. Ce qui nous arrive, c'est ce
qui nous est imposé. Si une grosse tuile vous arrive, vous ne l'aviez pas choisie, et sur ce plan-là nous
sommes au même niveau que ceux du monde, ils ont aussi des tuiles, ils ont aussi des deuils, ils ont
aussi des maladies, ils ont aussi des souffrances, des difficultés qui leur arrivent. Mais ils n'ont pas le
Seigneur Jésus, ils n'ont pas Celui qui est la solution, la guérison, la délivrance. Quand ces choses
m'arrivent, quand des choses difficiles m'arrivent, me sont imposées, c'est là que Dieu m'attend au
tournant pour voir si je vais me charger de ma croix ou pas, si je vais marcher par l'Esprit ou par la
chair, si je vais choisir de me charger de ma croix ou si je vais choisir de laisser ma propre vie
s'exprimer parce que je l'aime tellement cette vie, oh ! je la caresse tellement cette propre vie, cette vie
charnelle, cette vie égoïste, qui ne cherche que sa propre satisfaction ! C'est celle-là, la propre vie que
nous devons haïr, c'est celle-là que je dois ne pas aimer jusqu'à craindre sa mort.
Quand nous disons : "Seigneur, il m'arrive quelque chose de difficile, d'injuste", c'est là, en
général, que Satan nous fait chuter. Quand quelque chose de dur, de difficile nous arrive, mais que
l'on sait que c'est juste, on le supporte plus facilement. Mais quand quelque chose d'injuste nous
arrive, là, c'est beaucoup plus dur à supporter. Et le chapitre 4 de 1 Pierre dit que nous sommes
appelés à souffrir injustement. Nous sommes appelés à participer aux souffrances de Christ.
Bien sûr Jésus-Christ a fait une part qu'Il est seul à avoir faite, celle qui Lui revient
entièrement, quand Il est mort à la Croix du calvaire, Lui-seul pouvait le faire. Mais quand Il nous
appelle à participer à ses souffrances, à ses persécutions, à ses traitements injustes, cela fait partie de
la vie chrétienne à cent pour cent. Alors ne nous étonnons pas quand un traitement injuste nous est
réservé. La Parole nous demande de le considérer comme une grâce de Dieu. Pourquoi ? Pour nous
apprendre à nous charger de notre croix, c'est-à-dire à avoir dans l'injustice la bonne réaction
spirituelle : "Seigneur, pardonne-lui, il (ou elle) ne sait pas ce qu'il fait, et remplis mon coeur d'amour
pour celui qui m'a traité injustement."
Vous savez avec qui c'est le plus difficile de le faire ? Avec ceux qui nous sont les plus
proches, notre épouse, notre époux, nos enfants, nos parents, nos amis proches. Je l'ai constaté pour
ma part, c'est plus facile de crucifier ma chair quand je suis devant un étranger, même un frère qui me
traite injustement que quand c'est quelqu'un de tout proche.