Le gouvernement de l'Église selon la pensée de Dieu, et selon la pensée des hommes

Publié le par Roger

Le gouvernement de l'Église selon la pensée de Dieu, et selon la pensée des hommes

Roger

http://www.bibliquest.org/AL/AL-00-Eglise_ou_Assemblee_Histoire.htm#TM4



3.17 Le gouvernement de l’Église

En parlant de l’église de Thyatire, nous avons déjà touché ce sujet. Nous entrerons maintenant dans quelques détails. Bien des abus et bien des erreurs s’étaient peu à peu glissés dans l’Église, soit dans ses ordonnances, soit dans le culte et même dans la doctrine. Une autre chose fâcheuse s’était introduite ; c’était l’établissement d’un clergé distinct des simples fidèles que l’on nommait les laïques ou le peuple. Le clergé formait un corps à part composé des évêques, des anciens ou presbytres, des diacres, et de plusieurs fonctionnaires en sous-ordre, tels que les sous-diacres qui aidaient les diacres, les acolytes qui suivaient l’ancien lorsqu’il portait la cène aux malades, les lecteurs chargés de la lecture et de la garde des Écritures, les exorcistes qui, dans la cérémonie du baptême, prononçaient les paroles par lesquelles on pensait éloigner du néophyte les puissances infernales. Or nous ne trouvons rien de semblable dans la parole de Dieu.


Nous n’y voyons mentionnées que deux charges dans l’Église : les anciens et les serviteurs ou diacres. À ces derniers appartenaient le soin des pauvres et des veuves, et la distribution des aumônes aux nécessiteux (Actes 6:1-6 ; 1 Timothée 3:8-13). Il y avait aussi des diaconesses ou servantes, comme nous le dit ce passage : « Or je vous recommande Phœbé, notre sœur, qui est servante de l’assemblée qui est à Cenchrée (*), afin que vous la receviez dans le Seigneur » (Romains 16:1). Quant aux anciens, ils sont aussi nommés surveillants, qui est la traduction du mot grec « episcopos » d’où l’on a fait évêque. On n’a qu’à lire ce que Paul dit aux anciens de l’église d’Éphèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu » (Actes 20:28). Nous voyons par là que, dans une assemblée, il y avait plusieurs anciens, et que leur charge consistait à veiller sur le troupeau des fidèles afin d’y maintenir l’ordre, une saine doctrine et une conduite pure. Parmi les anciens, il pouvait y en avoir qui fussent spécialement doués pour présenter aux âmes la parole de Dieu et pour enseigner la vérité ; ceux-là et ceux qui présidaient dûment, qui s’appliquaient bien au gouvernement de l’assemblée, devaient être « estimés dignes d’un double honneur », c’est-à-dire particulièrement respectés, dit Paul à Timothée (1 Timothée 5:17).


 


(*) Cenchrée était le port de la ville de Corinthe. Cette ville est aussi mentionnée en Actes 18:18.


Qui établissait les anciens ? La Parole nous montre que c’étaient les apôtres ou quelqu’un, comme Tite, qui en avait reçu la commission de la part de Paul, un apôtre (Actes 14:23 ; Tite 1:5). Même quand il s’agit des serviteurs ou diacres, c’est bien l’assemblée qui les présente, mais ce sont les apôtres qui les établissent. Nous le voyons par ces paroles : « Jetez donc les yeux, frères, sur sept hommes d’entre vous, qui aient un bon témoignage, pleins de l’Esprit Saint et de sagesse, que nous établirons sur cette affaire » (Actes 6:3). Les anciens et les diacres étaient donc établis par l’autorité apostolique.


Mais il nous faut bien remarquer que l’Écriture ne nous dit pas qu’aucune autorité ait été laissée pour en établir après les apôtres. Il n’y a pas un mot dans la Parole qui confère aux assemblées cette autorité. On dit que toute société d’hommes a à sa tête des personnes qu’elle choisit pour la diriger et l’administrer, et qu’ainsi une église doit se choisir aussi de telles personnes. Mais raisonner ainsi, c’est faire des assemblées chrétiennes de simples associations d’hommes qui s’établissent des règles à leur convenance, tandis que ceux qui sont vraiment réunis au nom de Jésus, par l’action et la puissance de l’Esprit Saint, sont des assemblées de Dieu qui n’ont d’autre règle que la parole de Dieu. Christ est le Chef de l’Assemblée qu’il aime, qu’il chérit et nourrit (Éphésiens 5:23, 25, 29), c’est à Lui que nous devons laisser le soin de donner aux assemblées ce qui leur est nécessaire.


Remarquons à ce sujet ce que dit l’apôtre Paul aux anciens de l’assemblée d’Éphèse après les avoir avertis du mal qui s’introduirait dans l’Église après son départ. Ce n’est pas : « Faites-vous des règlements pour l’élection d’anciens, quand moi et vous, nous ne serons plus là » ; mais il dit : « Je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce » (Actes 20:32). Voilà donc ce qui restait après les apôtres : Dieu et sa Parole. N’était-ce pas tout à fait suffisant ? Certainement, et c’est aussi pleinement suffisant pour nous de nos jours.


Si l’on demande : « Mais qui instruira et édifiera dans les assemblées ? » la réponse est : « Ceux à qui Dieu a dispensé quelque don spirituel », comme il est dit dans les épîtres aux Romains et aux Corinthiens (Romains 12:6-8 ; 1 Corinthiens 14:1-4, 12). Ensuite nous voyons que le Seigneur Jésus donne des évangélistes et des pasteurs et docteurs (Éphésiens 4:11, 12) ; mais ceux-là n’ont pas besoin d’être établis par des hommes, puisque Jésus les donne et que l’Esprit Saint les qualifie. De plus, ils ne sont pas pour une assemblée locale, comme l’étaient les anciens et les diacres, mais pour toute l’Église.


Mais on dira peut-être encore : « Qui prendra soin des pauvres et des saints qui sont dans la nécessité, qui veillera sur l’ordre dans les assemblées ? ». Si nous nous attachons à la parole de Dieu et si nous nous attendons à Lui, soyons sûrs qu’il y pourvoira, en mettant au cœur de quelqu’un ou de quelques uns de s’employer pour Lui au service de l’Assemblée. C’est ainsi que, du temps de Paul, la maison de Stéphanas s’était « vouée au service des saints », et que d’autres coopéraient à l’œuvre du Seigneur et y travaillaient (1 Corinthiens 16:15-16).


On vit bientôt dans l’Église le danger qu’il y a à ne pas rester soumis à la parole de Dieu. Déjà à la fin du premier siècle, quand l’apôtre Paul était encore là, on voit Diotrèphe s’arroger une place d’autorité dans l’assemblée dont il faisait partie. Il aimait à être le premier et ne recevait pas l’apôtre et ceux qui lui étaient attachés (3 Jean 9, 10). C’était le commencement del’esprit clérical, en complète contradiction avec ce que dit Pierre aux anciens de son temps, de ne pas dominer sur le troupeau, mais d’en être les modèles (1 Pierre 5:2, 3). Ignace, le martyr, dans ses lettres, attribue à l’évêque, aux anciens et aux diacres, une place qui n’est nullement celle que leur donne l’Écriture. Nous voyons déjà alors celui qui, par ses dons, son dévouement ou son activité, se distinguait parmi les anciens d’une église, prendre ou recevoir le titre d’évêque qui n’est attribué qu’à lui seul. Les anciens sont son conseil ou les exécuteurs de ses ordres. Il était ainsi le chef de l’église. D’abord choisi par les anciens avec l’approbation de l’église, il fut plus tard nommé ou consacré par les évêques du voisinage, et alors ce fut lui qui nomma les anciens que confirmait l’assemblée. Tout un ordre humain s’introduisit ainsi dans l’Église, sans aucune sanction de l’Écriture. Peu à peu les évêques des localités de la campagne furent subordonnés à ceux des villes et n’eurent plus que le nom de presbytres. On forma ainsi des diocèses ou circonscriptions qui avaient à leur tête l’évêque, celui-ci ayant sous son autorité les églises de cette circonscription.


Au commencement, les évêques et les autres fonctionnaires des églises étaient simples dans leurs mœurs, travaillant souvent de leurs mains pour leur subsistance et ne recherchant pas le gain. Ils obéissaient ainsi aux exhortations des apôtres Pierre et Paul (1 Pierre 5:2 ; 1 Timothée 3:3). On pourvoyait aux besoins de ceux qui n’avaient point de ressources au moyen de dons volontaires, ou de dîmes, comme chez les Juifs. Dans les campagnes et les villes peu importantes, cette simplicité se conserva longtemps. Mais dans les grandes villes les dons étaient abondants, et les évêques et les hauts fonctionnaires qui en avaient la plus large part, commencèrent à vivre dans le luxe. Déjà Cyprien, évêque de Carthage, déplorait cette tendance. Au 6° siècle, les choses étaient venues au point qu’un auteur de ce temps, Ammien Marcellin (*), écrivait à propos des évêques de Rome : « Il ne faut pas s’étonner de voir ceux qui ambitionnent la grandeur humaine, lutter avec tant d’ardeur pour obtenir cette dignité (celle d’évêque). Le candidat préféré est enrichi par les offrandes des matrones (les dames romaines) ; ils peuvent alors déployer un grand faste, se faire traîner sur des chars magnifiques, vêtus de riches habits, et la somptuosité de leurs festins dépasse celle des tables royales. Ils seraient plus révérés si, au lieu d’étaler leurs vices, ils ressemblaient aux évêques de province, sobres, simples et modestes ». C’était cette gloire et cette puissance mondaines des évêques de Rome qui faisaient dire à un païen. « Faites-moi évêque de Rome, et je me fais chrétien ».


 


(*) Sans être païen, il ne professait pas le christianisme. Il écrivit une histoire de Rome qui allait de l’empereur Nerva à Valens, mais dont le commencement est perdu. Le reste comprend l’histoire de l’empereur Julien et de ses successeurs.


Voilà, hélas ! où en venaient peu à peu ceux qui auraient dû être les modèles des troupeaux. Combien peu ils ressemblaient à cet humble Jésus qui n’avait pas un lieu où reposer sa tête et dont, cependant, ils professaient être les disciples ! Combien peu ils marchaient sur les traces de Paul, le faiseur de tentes ! Ce sont bien eux qui sont représentés par ce serviteur dont parle le Seigneur et qui disait dans son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qui se mettait à battre les serviteurs et les servantes, et à manger, et à boire, et à s’enivrer (Luc 12:45). Ce mal, une fois introduit, ne fit que s’accroître dans la période suivante de l’histoire de l’Église. Toutefois il ne faut pas oublier que ce n’étaient encore que des cas isolés, et qu’il y avait bien des évêques dévoués à leurs troupeaux et qui montrèrent un grand courage dans les persécutions.


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R
<br /> Note ont ne voit nul endroit dans les écritures parler de dîme pour l'Église, mais seulement de dons et d'offrande, quand quelqu'un commence a parler de dîme de là vient la perversion de plus ce<br /> fier sur la providence de Dieu, mais sur le dû que les personne doivent leur donner, ou est la foi ? vous avez reçu gratuitement donner gratuitement, ont peu voir autravers les siècles, comment des<br /> institution sont enrichi et les pauvres ont été négliger et demeurer dans le besoin, contraire a ce nous retrouvons dans le début de l'Église.Actes 4:34<br /> Car il n`y avait parmi eux aucun indigent:<br /> <br /> <br />
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