LA PUISSANCE DE CONVERSION DE LA VÉRITABLE SAINTETÉ
| LA PUISSANCE DE CONVERSION DE LA VÉRITABLE SAINTETÉ de Francis Frangipane Traduction D. François Un des versets les plus communs du Nouveau Testament nous dit que de grandes foules suivaient Jésus. L'évangile de Matthieu mentionne à lui seul plus de vingt exemples de multitudes qui parcouraient de grandes distances pour être avec Christ. Les gens voyaient en lui une humilité, une puissance infinie et un amour parfait. Si nous voulons gagner des âmes, les gens doivent voir en nous le même Jésus. QUAND LES GENS VOYAIENT JÉSUS «Jésus, ayant appelé ses disciples, dit : Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu¹ils sont près de moi, et ils n¹ont rien à manger.» Matt. 15.32. A deux reprises Jésus nourrit la foule. Le première fois cela se déroula dans une région aride du désert de Judée, et dura une journée. Nous voyons que la deuxième fois la multitude passa trois jours sans manger sur les collines proches de la mer de Galilée. L'impact que Jésus avait eu alors sur la société juive locale était sans précédent! Leur économie tout entière était au point mort! Personne ne récoltait ou ne vendait plus de légumes sur les marchés, les chèvres n'étaient plus traites, les jardins étaient laissés à l'abandon et les proches qui gardaient les enfants ne savaient pas quand les parents rentreraient! Pendant trois jours plus rien ne suivit son cours normal. ILS AVAIENT TOUT LAISSÉ Ces communautés locales laissèrent tout derrière quand elles entendirent que Jésus était proche. Sans y penser à l'avance, sans charger un âne, sans avoir l'idée de prendre davantage de nourriture ou dire à ceux qui restaient à la maison quand ils rentreraient, quatre mille hommes et des milliers de femmes et d'enfants, suivirent spontanément Jésus dans un endroit désert. Dix mille habitants ou plus quittèrent leurs villages, mais nulle part nous lisons qu'ils se soient plaints de ce que «les réunions aient été trop longues», de ce qu'il «faisait trop chaud» ou de ce que «le sermon ait été ennuyeux». Ce dont ils manquaient sur le plan matériel était relégué au second plan par la gloire d'être avec Jésus! Comme cela devait être merveilleux d'être avec lui! La première fois que Christ nourrit la multitude, les gens étaient si confondus qu'ils conspirèrent pour le prendre de force et l'introniser roi (Jn. 6.15) Tel était Jésus. Mais un problème demeure au milieu de nous. Les gens qui ne connaissent pas vraiment le Fils de Dieu cherchent à le représenter. Au lieu de témoigner de Son merveilleux ministère, ils ne parlent que de leur religion. Les païens ne voient pas Jésus. Ils entendent parler de l'église, on leur dit qu'il est néfaste de pécher, que la convoitise est malsaine, que l'alcoolisme est une honte, mais ils ne voient pas la merveille de l'amour de Jésus. Il est vrai que ces choses sont mauvaises, mais les gens doivent d¹abord rencontrer l'amour de Jésus avant de pouvoir abandonner l'amour du péché. APPELÉS AU SILENCE À maintes reprises, Jésus a demandé aux gens de garder le silence à son sujet. Il dit à certains : «Gardez-vous de n¹en parler à personne.» (Matt. 8.4, 9.30, 12.16). A d'autres, il a formellement interdit de parler, même si ce qu'ils avaient à dire était vrai (Mc. 3.11-12). Il proclama que certains feraient de grandes oeuvres, sans qu'Il ne les ait jamais envoyés, sans qu'Il leur ait parlé, sans qu'Il les ait connus (Matt. 7.22,23). Enfin, il y a même eu ceux dont Il a dit que leur zèle à faire des adeptes les avait conduits par-delà les mers et les continents, et dont les prosélytes devinrent pourtant deux fois plus qu'eux «des fils de la géhenne». (Matt. 23.15) Ce n'est pas notre but de décourager les gens à témoigner, particulièrement quand les besoins sont si grands dans notre société. Pourtant, nous devons réaliser que ce que nous sommes d'habitude < notre attitude et nos actes < est un témoignage vivant de ce qui, sans que nous en soyons conscients, «est connu et lu par tous les hommes» (II Cor. 3.2). Un témoignage ne consiste pas seulement en paroles, mais en actions tangibles. Si nous voulons attirer des gens à Christ, ils doivent être des témoins de Christ en nous. Mais si nous vivons dans le péché de façon flagrante, notre témoignage est infructueux. QUE VOTRE LUMIÈRE BRILLE! La lumière, dans l'Écriture, symbolise la pureté du Dieu saint. Quand nos c¦urs et conséquemment nos actes, sont purs, la lumière de la présence de Dieu brille au travers de nous dans ce monde. C'est avec cela à l'esprit que Jésus nous enjoints de faire briller notre lumière devant les hommes d'une telle façon qu'ils voient nos bonnes oeuvres et glorifient le Père (Matt. 5.16). Si de bonnes oeuvres glorifient le Père, alors de mauvaises actions le déshonorent. Paul nous dit que «le nom de Dieu est blasphémé parmi les païens» à cause du péché de ceux qui Le représentent si mal (Rom. 2.24.). Le roi David a été un grand témoin du Dieu vivant dans sa génération, mais quand il tomba dans le péché son témoignage devint une opprobre. Dans le psaume 51, sa prière révèle quelles sont les bonnes dispositions pour pouvoir véritablement témoigner de Dieu. «Crée en moi un c¦ur pur, O Dieu, et renouvelle en moi un esprit bien disposé. ... Ainsi j'enseignerai tes voies aux coupables, et les pécheurs reviendront à toi.» (Ps. 51.10-13). La crédibilité de notre témoignage n¹est pas valable quand le péché règne dans notre vie. Le monde a entendu trop de chrétiens donner le témoignage d'une vie qu'ils ne mettaient pas en pratique. Ils ont fait en sorte que des multitudes voit la chrétienté comme quelque chose qui ne marche pas. COMMENT SAVOIR QUAND TÉMOIGNER «Mais sanctifiez dans vos c¦urs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l¹espérance qui est en vousS» (I Pi. 3.15) Beaucoup de chrétiens ont entendu qu'ils doivent témoigner pour Jésus. Nous ne voulons pas vous décourager de le faire, mais nous cherchons plutôt à vous encourager de vivre pour Lui! Que les gens puissent le voir en vous avant que vous n'ouvriez la bouche. Certains chrétiens pèchent ouvertement sur leur lieu de travail : ils se mettent en colère, bâclent les tâches qui leur sont assignées, sont en retard, se plaignent de leurs supérieurs ou de leurs conditions de travail. Pourtant ils se sentent poussés à donner leur témoignage. Ils professent connaître Dieu, mais leurs actions prouvent le contraire (Tite 1.16). Une «voix» dans leur conscience les poussent à «témoigner de Jésus». Quelquefois c'est la voix de l'Esprit, mais bien souvent ce n'est pas le cas. Ils sont sûrs que cela vient du ciel, puisqu'ils se sentent «coupables» s'ils ne le font pas et tellement «mieux» après. Il y a une façon sûre de savoir si la voix qui vous pousse à témoigner vient de Dieu. Si cette voix qui vous parle est la voix audible d'une personne qui a vu vos bonnes oeuvres et voudrait en savoir plus, cette voix a été inspirée par Dieu. Quand les gens voient Christ en vous < votre patience face à l'injustice, votre paix dans l'adversité, votre pardon devant la cruauté < ils veulent en savoir plus. LA GRAINE DE VOTRE REPRODUCTION EST DANS VOTRE FRUIT Si votre conversion est sincère, vous avez un amour pour Jésus qui est le témoignage de Sa vie. Malheureusement, nous cherchons souvent à conduire les gens vers notre religion plutôt qu'à Jésus. Si souvent nous essayons de convertir les membres de nos familles et nos amis vers une structure particulière de l'église. Les gens doivent être conduits à Jésus, pas simplement à l'église. Que nous puissions toujours nous souvenir que Jésus veut atteindre les gens, non les faire fuir. Comment Dieu s'attend-t-il à ce que nous y arrivions? Premièrement, assurons-nous que notre conversion est réelle et que nous avons véritablement donné notre vie à Jésus-Christ. Ensuite, engageons-nous à porter dans nos vies le fruit spirituel de l'amour et de l'humilité. Dans le Jardin d'Éden, le Seigneur plaça des arbres dont la «graine était dans le fruit». Souvenez-vous, bien-aimés, que la graine qui a la puissance de reproduire la vie, est dans le fruit. Si vous voulez voir la vie de Christ se reproduire dans les êtres qui vous sont chers, marcher selon le fruit de l¹Esprit, car la puissance de reproduction est dans la graine et la graine est dans votre fruit. Le fruit que nous devons porter vient de l¹Arbre de la Vie, qui apporte «la guérison aux nations» (Apo. 22.2). Il ne vient pas de l¹Arbre de la Connaissance du bien et du mal, c¹est-à-dire de lois strictes qui jugent le mal que les gens ont pu faire. Adapté de «Sainteté, Vérité et la Présence de Dieu», de Francis Frangipane |
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