Actualités des églises: S'examiner consciencieusement est de la plus haute importance pour un disciple
| Actualités des églises: S'examiner consciencieusement est de la plus haute importance pour un disciple (vie et vérité.com) info transmise par Christian - |
Cela doit se faire en tout temps, chaque jour, de manière constante. Ce que très peu font malheureusement, sommes-nous à même de constater.
Examiner notre comportement, notre "christianisme", à la lumière de la réelle volonté de Dieu, qui se trouve dans Sa parole, la Bible.
Car très souvent, trop souvent, certains croient plaire à Dieu et faire Sa volonté, mais...
s'ils s'examinaient sérieusement ils verraient qu'il n'en est rien! Ils verraient qu'ils font beaucoup plus la volonté de leur "église", leur "système" d'église, leur "pasteur" et de leur entourage, que celle de notre divin Père céleste.
Un nombre écrasant croit vraiment qu'il pourra se présenter devant Jésus-Christ à la résurrection en se justifiant de "Seigneur! Seigneur! N’avons-nous pas prophétisé en ton nom? Et n'avons-nous pas chassé les démons en ton nom? et n'avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom?" (Mat7:22)
Mais... "Ces passages des Écritures Saintes sont toujours pour les autres voyons," tous croient qu'"il ne peut s'agir de nous!"
Malheureusement, une grande quantité risque d'être fort déçu et étonné d'entendre le Seigneur finalement leur dire "Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d'iniquité." (verset 23)
Voici un texte qui je l'espère en fera réfléchir plus d'un.
Paix et grâce de la part de notre Père dans les cieux, par Son fils Jésus-Christ.
André
1 Ce qu'un pasteur des pays de l'Est pourrait dire aux évangéliques d'Occident pour les exhorter !
"...C’est avec grand plaisir que je veux présenter à nos chers frères et sœurs de cette église de 'derrière le Rideau de Fer', un chèque dont le montant a été réuni par des croyants fidèles de l’Amérique entière. Mesdames et messieurs, je voudrais que vous rencontriez un homme dont vous êtes impatient d’entendre des nouvelles, je le sais, un homme qui a porté la croix bravement, comme vous le savez - emprisonné et torturé, et qui n’a jamais succombé à ceux qui voulaient détruire sa foi. Et donc maintenant, Dieder Palacki, venez ici s’il vous plait, acceptez cet argent au nom de tous les chrétiens qui y ont contribué. J’ai ici un chèque de trois millions de dollars à vous donner!"
A ces mots, des soupirs et de longs sifflets se firent entendre, pour s’éteindre sous le feu des applaudissements. Il se tourna, s’attendant à ce que Palacki se lève, s’avance et serre la main tendue qui l’attendait.
Mais au lieu de ça, Palacki resta assis jusqu’à ce que les applaudissements cessent. Il finit par se lever, s’avancer, prendre le chèque, serrer la main de McPatrick, mais toujours sans un mot. Légèrement agacé, mais sans perdre son calme, McPatrick retourna s’asseoir à sa place, avec les autres dignitaires.
Lentement, Palacki marcha vers le podium. Il ne semblait même pas remarquer que les applaudissements avaient repris, et ses yeux ne montraient aucune chaleur.
Arrivé au centre du podium, il ne leva pas la tête pour regarder le visage de ses auditeurs. Graduellement, les applaudissements s’arrêtèrent et le silence se fit. Mais Palacki regardait toujours bien droit devant lui, tandis que les délégués attendaient.
Il se passa un long moment avant qu’il ne prenne finalement la parole. Tout doucement, il commença: "Ces derniers jours ont été très curieux. J’ai écouté avec un grand intérêt les nombreuses discussions et exhortations, toutes en vue de promouvoir la foi chrétienne dans une région du monde où l’on pourrait penser que jamais auparavant une seule âme avait entendu parler de Jésus de Nazareth.
Je dois admettre que lorsque j’ai reçu cette invitation à me joindre à vous, et même à parler lors de ce rassemblement, je me suis senti saisi d’une certaine inquiétude. Comme vous le savez, les grandes assemblées de chrétiens, telles que celle-ci, ne sont pas habituelle là d’où je viens, et la plupart du travail que j’ai effectué parmi les chrétiens a été fait avec des petits groupes de moins de cent personnes. C’était une perspective intimidante que de devoir parler devant plusieurs milliers de personnes.
A la fin cependant, j’ai décidé de me joindre à vous, parce que nous, pasteurs et chrétiens issus de régions perdues derrière le Rideau de Fer, sommes certainement excités par les nouvelles possibilités pour l’évangélisation de nos pays également.
Mais lorsque j’ai entendu parler encore et encore d’argent et de tracts, d’envois de missionnaires et d’expéditions de livres, de la venue d’enseignants et de pasteurs pour nous aider et nous entraîner à répandre l’évangile, de vos télévisions et de vos radios évangéliques et de vos trains évangéliques, et de vos camions évangéliques remplis de votre attirail évangélique à la sauce Western, de vos badges et de vos tracts et de vos autocollants et de vos musiques et de vos livres de bonheur gaiement écrits avec leur christianisme empli de joie et tape-à-l’œil, un nœud s’est formé dans mon estomac.
Ne l’oubliez pas, j’ai passé beaucoup de temps dans vos pays. Je suis allé dans vos églises et vos librairies. J’ai été témoin, de mes propres yeux, des signes de votre soi-disant prospérité spirituelle, qui n’est en fait pas une prospérité du tout, mais une coquille vide.
Quelque chose à l’intérieur de moi veut crier et vous dire à tous "Rentrez chez vous, dans vos maisons confortables et cossues, dans vos communautés et vos églises". La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est vivante et vibrante et pleinement capable de se porter elle-même dans les cœurs des hommes et des femmes affamés, sans le bénéfice des efforts commerciaux coûteux et abondants que vous faîtes en son nom.
Pourquoi pensez-vous que certains d’entre nous, ainsi que mes frères Wurmbrand, Duduman, Vins et d’autres, ayons risqué notre vie toutes ces années? Chacun d’entre nous a été emprisonné, battu, torturé, humilié parce que nous prêchions l’évangile de Christ. Des milliers et des milliers de nos frères Polonais, Russes, Slaves, Allemands de l’Est ont mis leur vie en jeu pour leur foi et dans le but de partager cette foi avec les autres.
Je vous le dis, mes amis, l’église de Dieu est vivante et bien portante dans les régions que vous vous représentez comme perdues et dans le besoin. Petite, certes, mais bien vivante et prospère, parce que dans ces coins du monde, il y a un prix à payer pour pouvoir s’appeler disciple du Seigneur Jésus-Christ. Un prix qui ne peut être mesuré, comme vous semblez mesurer toute chose, par l’argent. Non, vous qui entendez mes paroles, qui êtes, je l’espère, mes frères et sœurs, il en coûte de croire, à l’Est. Il en coûte tout ce que vous avez, d’être chrétien. Et de ce fait, il n’y a que très peu d’âmes tièdes parmi nous. Etre tiède peut vous coûter la vie!
Depuis des années nous avons tenté de vous alerter, vous, chrétiens d’Occident, sur l’état réel de vos affaires hors du Rideau de Fer. Nous avons écrit, nous avons voyagé, nous avons prié, nous avons pleuré.
Combien d’entre vous nous ont écouté?
Mon frère et ami Alexandre Soljenitsyne a essayé pendant dix ans de se faire entendre, comme tant d’autres l’ont fait également.
Nous avons demandé vos prières, des Bibles, de l’aide pour enseigner et former notre peuple. Et certaines aides sont venues, ce pour quoi nous vous sommes reconnaissants.
Mais le reste d’entre vous a continué à nourrir vos propres systèmes religieux gigantesques, en construisant des stations de plus en plus grandes, et de plus en plus de télévisions, et en publiant de plus en plus de livres, tout cela dans le but de proclamer l’évangile.
Mais avez-vous jamais donné de vous-mêmes? Etes-vous venus nous aider? Avez-vous prié pour nous? Avez-vous souffert et avez-vous eu faim avec nous? Combien vous êtes-vous réellement soucié des gens que vous pensez maintenant pompeusement avoir sauvé pour le Royaume?
Où étiez-vous tout ce temps? Nous avions besoin de votre aide, de vos prières, de votre soutien et de Bibles quand les temps étaient durs! Nous avons été battus et emprisonnés et même tués pour l’évangile. Où étiez-vous lorsque cela comptait? Nous avons vécu notre foi derrière le Rideau de Fer, et maintenant qu’il est tombé, qui peut affirmer que nous désirons même votre venue, avec votre égoïsme pompeux et votre confiance en vous-mêmes?... Espérez-vous vraiment que nous partagions votre enthousiasme et que nous vous accueillions à bras ouverts, vous et votre christianisme capitaliste?
Pensez-y, mes amis que j’appellerai encore mes frères et sœurs en dépit de votre aveuglement. Faites une pause et reconsidérez l’égoïsme de votre présomption et vos méthodes."
Un silence pesant et choqué se fit dans l'auditorium. Personne n’osait bouger un muscle ou gigoter sur son siège. Mais la diatribe de Palacki n’était pas encore terminée.
"Comment osez-vous, vous chrétiens de l’Ouest, bien nourris, satisfaits, prospères, venir ici maintenant et penser que vous pouvez nous jeter votre argent, à nous pauvres malheureux, et soudainement sauver le monde avec tous les gadgets, les inventions et les bizarreries high-tech de la spiritualité électronique! Vous, avec vos églises de plusieurs millions de dollars à l’architecture imposante, vous avec vos Bibles électroniques et vos études bibliques préprogrammées, vous avec vos voitures snobs et vos doux sièges capitonnés, vos librairies chrétiennes géantes, vos Bibles de référence reliées de cuir, vous qui avez toutes les réponses aux maladies du monde sous la main et qui les faites jaillir à la demande.
Avons-nous, chrétiens de l’Est, été oisifs tout ce temps? Que voudriez-vous que nous fassions, quitter calmement un endroit où vous pourriez venir pour vous pavaner devant vos congrégations et récolter le crédit d’avoir sauvé toutes les âmes qui sans vous auraient été perdues?
Non, mes frères et sœurs superficiels des églises évangéliques occidentales, riches et auto satisfaites ! Construisez une tour de prière ou une église de verre quelque part, mais ne pensez pas que votre argent peut sauver des âmes. Retournez d’où vous venez, et allez dépensez votre autojustification ailleurs!"
Dieder Palacki se tut finalement, resta encore quelques secondes à fixer les auditeurs d’un air calme, les yeux brillants. Puis, d’un air décidé, il déchira en plusieurs morceaux le chèque qu’il tenait encore et le laissa tomber au sol.
Puis il se retourna, quitta l’estrade et disparut, laissant derrière lui une audience bouche bée et un silence de plomb.
Extrait du livre "Dawn of Liberty", par Michael Phillips
Vie Et Vérité Point Com
(vie et vérité.com - Toutes nos sources) ajoutée le 2005-08-08Examiner notre comportement, notre "christianisme", à la lumière de la réelle volonté de Dieu, qui se trouve dans Sa parole, la Bible.
Car très souvent, trop souvent, certains croient plaire à Dieu et faire Sa volonté, mais...
s'ils s'examinaient sérieusement ils verraient qu'il n'en est rien! Ils verraient qu'ils font beaucoup plus la volonté de leur "église", leur "système" d'église, leur "pasteur" et de leur entourage, que celle de notre divin Père céleste.
Un nombre écrasant croit vraiment qu'il pourra se présenter devant Jésus-Christ à la résurrection en se justifiant de "Seigneur! Seigneur! N’avons-nous pas prophétisé en ton nom? Et n'avons-nous pas chassé les démons en ton nom? et n'avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom?" (Mat7:22)
Mais... "Ces passages des Écritures Saintes sont toujours pour les autres voyons," tous croient qu'"il ne peut s'agir de nous!"
Malheureusement, une grande quantité risque d'être fort déçu et étonné d'entendre le Seigneur finalement leur dire "Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d'iniquité." (verset 23)
Voici un texte qui je l'espère en fera réfléchir plus d'un.
Paix et grâce de la part de notre Père dans les cieux, par Son fils Jésus-Christ.
André
1 Ce qu'un pasteur des pays de l'Est pourrait dire aux évangéliques d'Occident pour les exhorter !
"...C’est avec grand plaisir que je veux présenter à nos chers frères et sœurs de cette église de 'derrière le Rideau de Fer', un chèque dont le montant a été réuni par des croyants fidèles de l’Amérique entière. Mesdames et messieurs, je voudrais que vous rencontriez un homme dont vous êtes impatient d’entendre des nouvelles, je le sais, un homme qui a porté la croix bravement, comme vous le savez - emprisonné et torturé, et qui n’a jamais succombé à ceux qui voulaient détruire sa foi. Et donc maintenant, Dieder Palacki, venez ici s’il vous plait, acceptez cet argent au nom de tous les chrétiens qui y ont contribué. J’ai ici un chèque de trois millions de dollars à vous donner!"
A ces mots, des soupirs et de longs sifflets se firent entendre, pour s’éteindre sous le feu des applaudissements. Il se tourna, s’attendant à ce que Palacki se lève, s’avance et serre la main tendue qui l’attendait.
Mais au lieu de ça, Palacki resta assis jusqu’à ce que les applaudissements cessent. Il finit par se lever, s’avancer, prendre le chèque, serrer la main de McPatrick, mais toujours sans un mot. Légèrement agacé, mais sans perdre son calme, McPatrick retourna s’asseoir à sa place, avec les autres dignitaires.
Lentement, Palacki marcha vers le podium. Il ne semblait même pas remarquer que les applaudissements avaient repris, et ses yeux ne montraient aucune chaleur.
Arrivé au centre du podium, il ne leva pas la tête pour regarder le visage de ses auditeurs. Graduellement, les applaudissements s’arrêtèrent et le silence se fit. Mais Palacki regardait toujours bien droit devant lui, tandis que les délégués attendaient.
Il se passa un long moment avant qu’il ne prenne finalement la parole. Tout doucement, il commença: "Ces derniers jours ont été très curieux. J’ai écouté avec un grand intérêt les nombreuses discussions et exhortations, toutes en vue de promouvoir la foi chrétienne dans une région du monde où l’on pourrait penser que jamais auparavant une seule âme avait entendu parler de Jésus de Nazareth.
Je dois admettre que lorsque j’ai reçu cette invitation à me joindre à vous, et même à parler lors de ce rassemblement, je me suis senti saisi d’une certaine inquiétude. Comme vous le savez, les grandes assemblées de chrétiens, telles que celle-ci, ne sont pas habituelle là d’où je viens, et la plupart du travail que j’ai effectué parmi les chrétiens a été fait avec des petits groupes de moins de cent personnes. C’était une perspective intimidante que de devoir parler devant plusieurs milliers de personnes.
A la fin cependant, j’ai décidé de me joindre à vous, parce que nous, pasteurs et chrétiens issus de régions perdues derrière le Rideau de Fer, sommes certainement excités par les nouvelles possibilités pour l’évangélisation de nos pays également.
Mais lorsque j’ai entendu parler encore et encore d’argent et de tracts, d’envois de missionnaires et d’expéditions de livres, de la venue d’enseignants et de pasteurs pour nous aider et nous entraîner à répandre l’évangile, de vos télévisions et de vos radios évangéliques et de vos trains évangéliques, et de vos camions évangéliques remplis de votre attirail évangélique à la sauce Western, de vos badges et de vos tracts et de vos autocollants et de vos musiques et de vos livres de bonheur gaiement écrits avec leur christianisme empli de joie et tape-à-l’œil, un nœud s’est formé dans mon estomac.
Ne l’oubliez pas, j’ai passé beaucoup de temps dans vos pays. Je suis allé dans vos églises et vos librairies. J’ai été témoin, de mes propres yeux, des signes de votre soi-disant prospérité spirituelle, qui n’est en fait pas une prospérité du tout, mais une coquille vide.
Quelque chose à l’intérieur de moi veut crier et vous dire à tous "Rentrez chez vous, dans vos maisons confortables et cossues, dans vos communautés et vos églises". La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est vivante et vibrante et pleinement capable de se porter elle-même dans les cœurs des hommes et des femmes affamés, sans le bénéfice des efforts commerciaux coûteux et abondants que vous faîtes en son nom.
Pourquoi pensez-vous que certains d’entre nous, ainsi que mes frères Wurmbrand, Duduman, Vins et d’autres, ayons risqué notre vie toutes ces années? Chacun d’entre nous a été emprisonné, battu, torturé, humilié parce que nous prêchions l’évangile de Christ. Des milliers et des milliers de nos frères Polonais, Russes, Slaves, Allemands de l’Est ont mis leur vie en jeu pour leur foi et dans le but de partager cette foi avec les autres.
Je vous le dis, mes amis, l’église de Dieu est vivante et bien portante dans les régions que vous vous représentez comme perdues et dans le besoin. Petite, certes, mais bien vivante et prospère, parce que dans ces coins du monde, il y a un prix à payer pour pouvoir s’appeler disciple du Seigneur Jésus-Christ. Un prix qui ne peut être mesuré, comme vous semblez mesurer toute chose, par l’argent. Non, vous qui entendez mes paroles, qui êtes, je l’espère, mes frères et sœurs, il en coûte de croire, à l’Est. Il en coûte tout ce que vous avez, d’être chrétien. Et de ce fait, il n’y a que très peu d’âmes tièdes parmi nous. Etre tiède peut vous coûter la vie!
Depuis des années nous avons tenté de vous alerter, vous, chrétiens d’Occident, sur l’état réel de vos affaires hors du Rideau de Fer. Nous avons écrit, nous avons voyagé, nous avons prié, nous avons pleuré.
Combien d’entre vous nous ont écouté?
Mon frère et ami Alexandre Soljenitsyne a essayé pendant dix ans de se faire entendre, comme tant d’autres l’ont fait également.
Nous avons demandé vos prières, des Bibles, de l’aide pour enseigner et former notre peuple. Et certaines aides sont venues, ce pour quoi nous vous sommes reconnaissants.
Mais le reste d’entre vous a continué à nourrir vos propres systèmes religieux gigantesques, en construisant des stations de plus en plus grandes, et de plus en plus de télévisions, et en publiant de plus en plus de livres, tout cela dans le but de proclamer l’évangile.
Mais avez-vous jamais donné de vous-mêmes? Etes-vous venus nous aider? Avez-vous prié pour nous? Avez-vous souffert et avez-vous eu faim avec nous? Combien vous êtes-vous réellement soucié des gens que vous pensez maintenant pompeusement avoir sauvé pour le Royaume?
Où étiez-vous tout ce temps? Nous avions besoin de votre aide, de vos prières, de votre soutien et de Bibles quand les temps étaient durs! Nous avons été battus et emprisonnés et même tués pour l’évangile. Où étiez-vous lorsque cela comptait? Nous avons vécu notre foi derrière le Rideau de Fer, et maintenant qu’il est tombé, qui peut affirmer que nous désirons même votre venue, avec votre égoïsme pompeux et votre confiance en vous-mêmes?... Espérez-vous vraiment que nous partagions votre enthousiasme et que nous vous accueillions à bras ouverts, vous et votre christianisme capitaliste?
Pensez-y, mes amis que j’appellerai encore mes frères et sœurs en dépit de votre aveuglement. Faites une pause et reconsidérez l’égoïsme de votre présomption et vos méthodes."
Un silence pesant et choqué se fit dans l'auditorium. Personne n’osait bouger un muscle ou gigoter sur son siège. Mais la diatribe de Palacki n’était pas encore terminée.
"Comment osez-vous, vous chrétiens de l’Ouest, bien nourris, satisfaits, prospères, venir ici maintenant et penser que vous pouvez nous jeter votre argent, à nous pauvres malheureux, et soudainement sauver le monde avec tous les gadgets, les inventions et les bizarreries high-tech de la spiritualité électronique! Vous, avec vos églises de plusieurs millions de dollars à l’architecture imposante, vous avec vos Bibles électroniques et vos études bibliques préprogrammées, vous avec vos voitures snobs et vos doux sièges capitonnés, vos librairies chrétiennes géantes, vos Bibles de référence reliées de cuir, vous qui avez toutes les réponses aux maladies du monde sous la main et qui les faites jaillir à la demande.
Avons-nous, chrétiens de l’Est, été oisifs tout ce temps? Que voudriez-vous que nous fassions, quitter calmement un endroit où vous pourriez venir pour vous pavaner devant vos congrégations et récolter le crédit d’avoir sauvé toutes les âmes qui sans vous auraient été perdues?
Non, mes frères et sœurs superficiels des églises évangéliques occidentales, riches et auto satisfaites ! Construisez une tour de prière ou une église de verre quelque part, mais ne pensez pas que votre argent peut sauver des âmes. Retournez d’où vous venez, et allez dépensez votre autojustification ailleurs!"
Dieder Palacki se tut finalement, resta encore quelques secondes à fixer les auditeurs d’un air calme, les yeux brillants. Puis, d’un air décidé, il déchira en plusieurs morceaux le chèque qu’il tenait encore et le laissa tomber au sol.
Puis il se retourna, quitta l’estrade et disparut, laissant derrière lui une audience bouche bée et un silence de plomb.
Extrait du livre "Dawn of Liberty", par Michael Phillips
Vie Et Vérité Point Com
Publicité