L'inadéquation de l'homme

Publié le par Roger

L'inadéquation de l'homme
"Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées; qu'il retourne à l'Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner." (Esaïe 55:7)

Nous devons comprendre la haine qu'éprouve Dieu à l'égard de ce qui prend sa source dans notre humanité déchue. La religion est quelque chose qui émane de l'homme, lequel pense qu'il rend un culte à Dieu, mais elle vient d'en bas et non d'en haut. Elle semble en surface "respectueuse de Dieu", mais Ses voies sont plus élevées et Ses pensées sont plus élevées. Comment Dieu peut-Il appeler un homme injuste ou méchant si ce dernier n'a pas eu auparavant la possibilité d'obtenir les pensées de Dieu et de vivre dans Ses voies? C'est exactement la crise que Jésus a amenée lorsqu'Il est venu en Israël et S'est révélé devant Israël comme le Fils de Dieu. Le scandale de Jésus est justement ce scandale là, qui consiste à dire aux religieux : "Aussi bien intentionnés que puissent être vos efforts, ils sont privés de la gloire de Dieu. Dieu vous appelle à sortir, dans toutes les directions, de ce qui a son origine en vous, et veut vous amener dans une dimension dans laquelle Dieu est tout en tout." Comment la chose fut-elle reçue quand Jésus parla? Elle engendra une réaction telle qu'elle amena la mort de Celui qui paraissait dérober aux hommes le fondement de leur propre justice. Si cela est vrai, à combien plus forte raison la chose doit-elle être démontrée par le prophète qui, par son appel et son ministère même, est le témoignage de Jésus ! Il doit être éminemment l'homme de la résurrection, et cela seul est la justice, et seule cette prière provenant de cette justice obtient la puissante réponse de Dieu.

Seul celui qui a traversé la mort et est revenu à la vie peut embrasser la mort (le garçon) sans craindre que cela pourra lui coûter la vie. Un homme qui continue à se raccrocher à sa vie et à vivre de sa vie, tout aussi religieuse qu'elle puisse être, n'embrassera pas la mort. Il priera d'une manière respectable, mais à distance. L'homme, cependant, qui a traversé la mort et dont la vie ensuite n'est pas sienne, peut s'étendre et s'étendra sur ce corps sans crainte. Il est déjà l'homme mort qui a été ramené à la vie et son cri n'est pas un cri religieux mais le propre cri de Dieu. C'est le cri d'un homme juste qui produit un fort impact sur les éléments.

Nous devons saisir quelque chose de l'entêtement bien humain qui désire établir sa propre justice. A propos d'Israël, Paul pouvait dire :

"Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu." (Romains 10:2-3)
Si quelqu'un représente une menace contre une justice fondée sur nos accomplissements et notre rectitude, nous, les propre justes, avons la fâcheuse réaction de le tuer afin d'ôter cette menace, mais en le tuant, nous révèlerons et nous prouverons que nous ne sommes pas justes. La justice d'Elie, ses prières et ses obéissances n'étaient pas siennes. Il est le prophète sans doute davantage que tous les autres, qui reflète Dieu comme Dieu.

 

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