L'amour, parler en langue, interprètation des langues
L'Amour
Lorsque nous aspirons au don de prophétie, le sentiment qui nous motive doit être le désir de faire du bien, d'édifier l'église du Seigneur, parce que nous aimons nos frères et sœurs en Christ. Ceux qui prophétisent, recherchent l’intérêt des autres. Comme tous ceux qui exercent un don ou quelques autres services dans l’église, ils le font au sein d’un corps dont ils sont membres, pour l’édification, l’utilité commune.
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. 1 Cor.13:1,2
La connaissance enfle, mais la charité édifie. 1 Corinthiens 8:1
Par amour pour l'église, pour vos frères et vos sœurs, aspirez au don de prophétie !
L’Église a besoin d’hommes et de femmes qui exercent dans ses assemblées le don de prophétie, car elle a besoin d’être interpellée par un souffle, une inspiration qui parle au cœur, autant qu’à la raison.
Parfois, je me dis que nos rassemblements, nos cultes, nos réunions de prières, sont trop raisonnables. Nous maîtrisons tout, nous contrôlons tout, même le Saint-Esprit a du mal à trouver une place dans notre sens de l’organisation.
"Un professeur de collège biblique en Amérique raconte qu'un jour il était dérangé et agacé, pendant son cours par certains soupirs dans sa classe, devenant de plus en plus insistants, jusqu’au moment où il compris que Dieu voulait prendre la parole à sa place. Alors il a cédé la chaire au Saint-Esprit et un réveil a commencé dans la classe. Des étudiant se sont mis à pleurer et à s’humilier de leurs péchés, il y eut des vies changée, des péchés pardonnés réciproquement, un zèle nouveau pour le Seigneur et une meilleure compréhension des cours bibliques. Le réveil s’étendit à tout le collège touchant les élèves et les professeurs. L’année scolaire en fut totalement bouleversée, en bien et à la gloire de Dieu… "
Parce que ce professeur a eu la sagesse, le courage et l’humilité de céder au Saint-Esprit, une œuvre de Dieu à pu être accomplie.
Ne méprisez pas, n’ignorez pas, ne fermez pas la porte à la prophétie, n’éteignez pas l’Esprit ! Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon !
Parler en d'autres langues ?
"Le parler en langue" est un des thèmes le plus controversé dans l'Église et de nombreuses théories ont été élaborées à sont sujet. Si nous voulons en avoir une conception équilibrée et juste, nous devons le situer dans son cadre et nous poser la question élémentaire : Qu'en dit l'Écriture, la Bible, la Parole de Dieu ?
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Les prophètes en ont parlé (Esaïe 28.11/12 : "C'est par des langues étrangères que je parlerai à ce peuple".(Darby), passage rapporté en 1.Cor.14.21 concernant justement le parler en langues).
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L'apôtre Pierre cite aussi le prophète Joël, en disant : "C'est ici ce qui a été dit par le prophète. Il venait d'en faire l'expérience" (Actes 2.16 et à suivre).
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Jésus a annoncé que ceux qui croiraient et seraient baptisés "parleraient de nouvelles langues". Il place le parler en langue parmi les signes qui confirment la prédication de l'Évangile et accompagnent ceux qui croient (Marc 16.15 à 20).
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L'apôtre Paul le cite parmi les choses que l'Esprit-Saint opère (1 Cor.12.10).
En lisant ce dernier passage de l'Écriture, nous constatons que le parler en langue est la manifestation de l'Esprit (1 Cor.12.7).
Nous croyons que le Saint-Esprit se manifeste dans l'Église du Seigneur Jésus-Christ, aujourd'hui, comme autrefois, par les membres du corps de Christ et dans la vie de chaque croyant en particulier. C'est une chose dont nous devons être conscients.
La manifestation de l'Esprit est donnée à chacun en particulier, selon Sa volonté, pour l'utilité commune (1 Corinthiens 12.7,11).
Question : Le Saint-Esprit se manifeste-t-il dans notre vie et de quelle manière ?
"Le parler en langue" est un don, parmi d'autres, que le Saint-Esprit opère lorsqu'il se manifeste (utilisons le vocabulaire de notre texte). Un enseignement correct, basé sur les Écritures, en ce qui le concerne, doit nous amener à une expérience pratique et équilibrée.
Il est important de noter que "celui qui parle en langue s'édifie lui-même". Si nous voulons édifier les autres nous devons premièrement être édifiés nous-mêmes. La connaissance théorique et intellectuelle des Écritures n'est pas suffisante, il nous faut l'aide du Saint-Esprit, dans sa manifestation.
Question : Le parler en langue, qu'est-il ?
C'est "une langue"! Mystérieuse il est vrai.1Cor.14.14, et pour certains rébarbative.1 Cor.14.11 - Es.28.11/12
Cependant, il s'agit d'une langue authentique. 1 Cor.14.10
Incompréhensible à notre intelligence, elle est un des moyens par lequel nous parlons à Dieu et Dieu nous parle. 1 Cor.14.2 et 28
Elle est accordée par le Saint-Esprit, lorsqu'il se manifeste et remplit ceux sur lesquels il descend. Actes 2.4 C'est une des choses que le Saint-Esprit opère. 1 Cor.12.10/11.
Question : A quoi sert-il ? Est-il utile ?
Le parler en langue est utile pour plusieurs bonnes raisons(1 Cor.12.7).
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Pour louer Dieu. Ceux qui parlent en langues exaltent la grandeur de Dieu (Actes 2.11) ? - Ils louent Dieu, lui rendant d'excellentes actions de grâces (Actes 10.46 et 1 Cor.14.17).
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Le parler en langue est le témoignage rendu par Dieu lui-même à ceux qui par la foi en Jésus ont accepté sa grâce et ont été lavés de leurs péchés, sans distinction de personne (Actes 15.8).
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Il utile à celui qui le parle car il s'édifie lui-même (1 Cor.14.4).
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Il est utile à l'assemblée lorsqu'il est interprété. Il revêt la forme de la prophétie (1 Cor.14.5).
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Il est parfois l'accompagnateur de la prophétie, comme un déclencheur (Actes 19.6).
Paul enseigne que celui qui parle en langue prie ou chante en esprit, son intelligence demeurant stérile (1 Cor.14.14/15). Et aussi qu'il rend d'excellentes actions de grâces (14.17).
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Le parler en langue peut donc être une prière, un chant, une action de grâces ou une parole de Dieu à notre esprit (1 Cor.14.14, 15,17,28).
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Le parler en langue annoncé par les prophètes est l'accomplissement de la promesse de notre Père céleste (Esaïe 28.11/12 - Joel 2. 28/32 - Actes 1.4 - Luc 24.49).
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Cité parmi les signes que Jésus annonce, il accompagne la foi de ceux qui se convertissent. Marc 16.16/17 : Ils parleront de nouvelles langues. Et il est un des miracles par lesquels le Seigneur confirme sa parole, en travaillant avec ses disciples (Marc 16.20).
Question : Parlez-vous ces langues nouvelles que donne le Saint-Esprit, et que citent les Ecritures parmi les choses auxquelles nous devons aspirer ?
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L'apôtre Paul dit : "Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous" (1 Cor.14.18).
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Il considérait ce don comme une bénédiction et il désirait que tous en fassent l'expérience (1 Cor.14.5).
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Nous sommes exhortés à parler en d'autres langues, à y aspirer (1 Cor.14.1 et 14.5).
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Cependant, nous devons noter que Paul le pratiquait avec sagesse et qu'il enseigne la même chose aux autres (1 Cor.14.19).
Il y a des instructions très claires pour la pratique du parler en langue (1 Cor.14.19, 20,27,28,40). S'il n'est pas accompagné de l'interprétation, il s'exerce en privé. Lorsqu'il peut être interprété, il devient utile à l'assemblée.
Notons une recommandation importante (1 Cor.14.39 : N'empêchez pas de parler en langues). Nous devons prendre en considération la valeur du parler en langue, car il est un don de Dieu et comme tous les autres dons de l'Esprit, nous ne devons pas le mépriser, c'est à dire n'en faire aucun cas ou si peu que nous négligions d'y aspirer (1 Thes.5.19/20).
Question : Que faut-il faire pour parler en langues ?
Plusieurs se demandent comment recevoir ce don. Nous avons vu que Jésus cite le fait de parler de nouvelles langues parmi les signes qui accompagnent ceux qui croient (Marc 16.17). Nous croyons qu'aucun de ces signes n'a cessé de se produire. Partout ou des hommes et des femmes croient de tout leur cœur au Seigneur Jésus et se font baptiser, on doit retrouver la manifestation de ces miracles dont parle le Seigneur.
L'apôtre Paul place le parler en langue parmi les dons que le Saint-Esprit accorde à chacun en particulier (1 Cor. 12.7/10).
Dans la 1ère épître aux Corinthiens, au chapitre 12 et 14, l'apôtre Paul exhorte les chrétiens à aspirer aux dons spirituels : "à les désirez avec ardeur" (1Cor.14.1. Version de la Bible Darby).
Il faut le désirer avec ardeur, en avoir soif.
C'est la première condition : en ressentir un réel et profond besoin, y aspirer intensément, comme d'une chose qui nous devient indispensable.
Jésus interpelle ses auditeurs en s'écriant : "Si quelqu'un a soif" (Jean 7.37).
Dans le livre de l'Apocalypse, le Saint-Esprit dit : Que celui qui a soif vienne, que celui qui veut prenne de l'eau de la vie gratuitement (Apoc.22.17).
David s'écriait : Mon âme à soif de Dieu, du Dieu vivant (Ps.42.2).
Ensuite, il faut le demander. Notre Père céleste donne le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11.13).
Jésus nous dit : Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira, Dieu donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11.9/13).
Paul exhorte les chrétiens leur disant : Soyez remplis du Saint-Esprit (Eph.5.18).
Mais le demander avec foi. La foi est l'élément le plus important dans cette démarche.
Il faut que celui qui demande croit non seulement que Dieu existe, mais aussi qu'il rémunère (qu'il exauce) ceux qui le cherchent (Héb.11.6).
La définition de la foi se trouve en Hébreux 11.1 : "Une ferme assurance …une démonstration".
Jésus précise l'attitude de celui qui croit : "Tout ce que vos demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu et vous le verrez s'accomplir" (Marc11.24).
La foi est indispensable (Jacques 1.6/8).
Or la foi concernant le parler en langue peut être bloquée par des sentiments dont il nous faudra nous débarrasser et l'un de ces sentiments c'est la crainte.
Dans le passage de Luc 11.11,12. Jésus met l'accent sur le fait que nous puissions craindre de recevoir autre chose que ce que nous demandons et même des choses nuisibles et dangereuses ! Il s'agit donc de débarrasser notre cœur de toute crainte et de remplacer ce sentiment malsain par un sentiment de confiance absolue dans la fidélité et l'amour de notre Père céleste.
Jésus dit : "donnerions-nous de mauvaises choses à nos enfants qui nous en demandent de bonnes ?"
Si nous prions sincèrement notre Père céleste, quelqu'un d'autre pourrait-il se glisser entre lui et nous afin de nous tromper ? Dieu, notre Père, le laisserait-il faire ?
Il nous faut avoir confiance. La confiance est un des éléments essentiel de la foi en Dieu.
Notre confiance absolue, dans la vigilance et la bonté de Dieu à notre égard, nous débarrassera de tout sentiment de crainte et nous permettra de nous avancer joyeux et reconnaissants vers notre bon Père céleste pour recevoir de lui l'accomplissement de sa promesse (Es.12.3).
Faisons de la confiance une affaire personnelle entre Dieu et nous (Esaïe 12.2)
Il faut demander avec insistance. L'insistance, c'est un autre élément de la foi qui reçoit de Dieu.
Jésus souligne le fait d'insister jusqu'à la limite de l'importunité pour recevoir ce que nous venons demander (Luc 11.8/9).
L'apôtre Jacques dit que : Elie était un homme de la même nature que nous et qu'à cause de son insistance il fut exaucé (Jacques 5.17).
Il avait mis sa tête entre ses genoux et courbé sur le sol il priait avec instance…Jusqu'à ce que... (1 Rois 18.42/46).
Jacques parle aussi de ferveur. (5.16) Nous pensons à nouveau à une soif ardente
Nous avons besoin de persévérance (Hébreux 10.36 et 6.11/12) !
La persévérance n'est pas la résignation, comme si la chose que nous désirons est bien improbable et que si elle doit se produire ...on verra bien !
La persévérance est associée à l'intensité, la ferveur de notre prière. C'est une attente active "Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces" (Colossiens 4:2).
Enfin soyez miséricordieux
Lorsque nous prions, nous pourrions oublier une chose importante que Jésus enseigne, qui est directement liée à l'exaucement de notre prière : "lorsque vous êtes debout, faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un PARDONNEZ…" (Marc 11.25,26; Matthieu 5.23 - 6.14)Cela se passe de commentaire.
Question : Comment fait-on pour parler en langue ?
Pour parler ces nouvelles langues surnaturelles IL FAUT ETRE REMPLI DU SAINT-ESPRIT.
Ne confondons pas "parler en langues" avec "être baptisé du Saint-Esprit" ! Le baptême du Saint-Esprit est le fait d'être rempli, le parler en langues en est une évidence.
Souvenons nous que le parler en langue est un don de l'Esprit. Il ne s'agit donc pas d'une chose que nous pouvons produire nous-mêmes, par quelques exercice, par un entraînement particulier ou par une méthode quelconque.
Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer (Actes 2.4).
Dieu est lumière et le chemin tracé par les Ecritures est lumineux ! Ce qu'il nous faut rechercher en premier c'est d'être remplis du Saint-Esprit, car c'est le Saint-Esprit qui donne de s'exprimer en de nouvelles langues (Actes 2.4 6 1 Cor.12.7/11).
Le Seigneur commence par remplir ceux qui prient pour le recevoir. Aussi, Paul nous exhorte en disant : "Soyez remplis du Saint-Esprit" (Eph.5.18/19).
Question : Que veut dire être baptisé du Saint-Esprit ?
Jean-Baptiste, puis Jésus, puis Pierre, emploient une expression qui désigne une expérience précise et évidente : "ETRE BAPTISE DU SAINT-ESPRIT".
Nous savons ce qu'est le baptême d'eau, selon sa signification étymologique "l'immersion"
Si nous appliquons cette signification au "baptême du Saint-Esprit", il s'agit aussi d'être immergé. C'est une immersion spirituelle, baptisé, immergé, plongé, "dans" le Saint-Esprit. Le baptême d'eau est l'immersion de notre corps dans l'eau, le baptême du Saint-Esprit est l'immersion de notre esprit dans le Saint-Esprit. Notre être intérieur, notre esprit est plongé dans le Saint-Esprit, immergé et rempli, cela s'est traduit pour les croyants du livre des Actes par le parler en langue. C'est un bon modèle.
Être rempli du Saint-Esprit est le résultat d'une recherche auprès du Seigneur, c'est LUI qui baptise du Saint-Esprit. C'est une recherche persévérante, parfois intense, seul ou avec l'assemblée de frères et sœurs, bien disposés. Un environnement favorable est nécessaire. Il y a des personnes avec qui nous ne pourrons pas prier efficacement. Exemple : Luc 8.51 (bien qu'il ne s'agisse pas là du même sujet, nous croyons que l'exemple est significatif.)
Cherchez personnellement le Seigneur, jusqu'à ce que vous le trouviez. Réunissez-vous avec des frères et sœurs qui font la même recherche ou qui ont déjà été baptisés du Saint-Esprit. Des gens qui y croient et qui prient pour cela sans aucune restriction. Veillez aussi à ce que votre cœur soit purifié (Actes 15.8/9) - Enfin priez avec un cœur miséricordieux (Marc 11.25).
Le don des langues fait partie de ces bonnes choses que notre Père céleste donne à ceux qui les lui demandent (Matthieu 7.11)
. Cherchez le Seigneur, celui qui donne.
. Soyez confiants, miséricordieux et persévérants ! Alors, vous pourrez expérimenter ce que dit ce vieux cantique :
Comme un torrent qui déborde sur ses rives,
Votre cœur s'inondera et de joie se remplira,
Vous aurez aussi la source de l'eau vive,
Jaillissant de votre cœur.
Le parler en langue, un signe.
Dans l'évangile de Marc, au chapitre 16, le Seigneur Jésus présente le fait de parler de nouvelles langues comme un des signes qui accompagnent ceux qui croient et confirment la prédication de l'Évangile, au même titre que les autres signes dont il fait partie (16.15/20).
Déjà, à partir de ce passage, nous pouvons considérer que le parler en langue est un signe pour les non-croyants, comme le dit Paul en 1 Cor.14.22
Pour les non-croyants, des signes accompagnaient la prédication de l'évangile et rendaient manifeste la vérité du message entendu comme étant la Parole de Dieu. Ces signes étaient la confirmation divine que ce qu'ils entendaient était réellement sa Parole. "Le Seigneur confirmait sa parole" , auprès de ceux qui l'entendaient prêchée, par les signes qui l'accompagnaient et parmi ces signes figure "le parler en langues".
Les exemples donnés dans le livre des Actes des apôtres mettent en évidence le fait que ceux qui avaient cru, qui s'étaient fait baptiser d'eau par immersion recevaient le baptême du Saint-Esprit et se mettaient à parler en d'autres langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer (Actes 2.4).
La manifestation évidente du baptême du Saint-Esprit étaient donc pour eux "de parler de nouvelles langues". Ils parlaient en langues et glorifiaient Dieu. Actes 10. 46 - Ils parlaient en langues et prophétisaient (Actes 19.6). En serait-il autrement aujourd'hui ?
Le parler en langue, un don (1 Cor.12.10)
Ici, le parler en langue est présenté comme un des dons que l'Esprit-Saint accorde dans l'église, à chacun en particulier, comme il le veut. A ce titre, il fait partie de ces dons accordés à l'Église pour son édification.
En 1 Corinthiens 14, l'apôtre Paul, qui répond aux chrétiens de Corinthe concernant plusieurs sujets depuis le début de sa lettre, explique l'utilité du parler en langue, en rapport avec la manière dont on le pratique.
Si la langue n'est pas comprise, elle n'est d'aucune utilité à ceux qui l'entendent. Le parler en langue donné en public, dans l'assemblée, demande une interprétation (1 Cor14.13).
Par contre l'apôtre insiste sur le fait que celui qui parle en langue s'édifie lui-même et souhaite que tous en soient pourvus.
Nous en concluons, que le parler en langue, don de l'Esprit, est réservé à l'édification personnelle de celui qui le pratique et que s'il doit être entendu dans une assemblée il demande impérativement une interprétation.
La pratique des dons spirituels exige de la foi, de la sagesse, de l'équilibre (ce que l'apôtre appelle ordre et bienséance) et de l'amour, la voie par excellence (1 Cor.12.31).
Nous pouvons aussi comprendre que lorsque des croyants sont baptisés du Saint-Esprit, le parler en langue, qu'ils expriment selon l'Esprit, est évident, audible aux témoins. "Car ils les entendaient parler en langues et …" (Actes 10.46 et 19.6).
A la lumière de ce que nous venons de voir, nous découvrons la valeur et l'importance d'un don que Dieu dans son amour et sa grâce, ne demande qu'à répandre dans l'église et sur chacun de ceux qui le désirent avec ardeur.
Voici ma conclusion : Aspirez à parler les langues nouvelles qu'accorde le Saint-Esprit de Dieu !
L'interprétation des langues
Ce don est complémentaire du précédent "la diversité des langues", et on le comprend très bien selon ce qu'enseigne l'apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe.
"Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine? Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe? Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites? Car vous parlerez en l’air. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment. C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter." 1 Corinthiens 14:6-13.
Il y a une règle pour le parler en langues "dans les assemblées" :
"En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu." 1 Cor. 14:13.
Comment se produit l'interprétation des langues ?
"Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères." 1 Corinthiens 14:2
Selon ce passage, celui qui parle en langues utilise un langage mystérieux que personne ne comprend, pas même lui. Il est important de noter qu'il parle à Dieu qui le comprend. Le parler en langue est un don qui se pratique dans notre piété personnelle, mais qui parfois peut se manifester dans une assemblée de croyants. Il faut alors qu'il soit compris...
"Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi." 1 Corinthiens 14:10-11.
C'est là que se situe le don d'interprétation des langues afin que ceux qui l'entendent soient édifiés.
"C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter." 1 Corinthiens 14:13.
Ce dernier don, comme celui de prophétie et de la diversité des langues, est un don d'inspiration. Le mot hébreux utilisé pour désigner l'Esprit de Dieu dans l'Ancien Testament est "ruwach (roo’-akh)" et dans le Nouveau testament le mot grec pneuma (pnyoo’-mah), c'est à dire en français "souffle". Aussi, l'inspiration de la prophétie, des langues et de l'interprétation des langues, relève particulièrement du "souffle divin" qui insufle, souffle le message de Dieu à l'esprit de ceux ou celles qui ont reçu ces dons.
Lorsqu'un parler en langue est manifesté dans une assemblée, le Saint-Esprit en accorde l'interprétation soit à la personne qui a parlé en langues, soit à quelqu'un d'autre dans l'assemblée. Cela peut nous paraître mystérieux car il s'agit d'une action surnaturelle de l'Esprit de Dieu, un miracle. Il ne s'agit pas d'une traduction littérale, mot pour mot de ce qui a été dit par le parler en langues, mais d'une interprétation, c'est-à-dire la transmission du message, comme lorsque un interprète intervient pour interpréter les paroles d'une personne étrangère. Ce n'est pas du mot à mot, mais un message inspiré par l'Esprit de Dieu qui exprime au plus près ce qui a été dit.
Normalement, celui qui parle en langue doit demander à Dieu le don d'interpréter : 1 Cor. 14:13. Cependant, s'il n'a pas ce don, quelqu'un d'autre dans l'assemblée doit intervenir.
"Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu." 1 Cor. 14:26-28.
Lorsque quelqu'un parle en langues et qu'il en reçoit l'interprétation, cela équivaut à une prophétie. Alors me direz vous : Pourquoi ne pas prophétiser directement ? Premièrement, il s'agit de dons différents, même si leur origine est la même et s'ils font partie des dons d'inspiration. Deuxièmement, le parler en langue agit comme un signal qui attire l'attention de l'assemblée, pour l'interprétation qui va suivre. Enfin, le Saint-Esprit opère comme il l'entend et il se manifeste sous la forme qui lui semble la meilleure.
Comme pour tous les autres dons spirituels, il nous faut être attentifs, sensibles, confiants et soumis à l'Esprit de Dieu qui oeuvre afin que ceux qui croient soient édifiés et que les autres soient amenés à la foi en Christ.
En terminant cette recherche sur les dons spirituels de 1 Corinthiens 12, je rappelle avec insistance combien ils sont utiles et précieux pour l'édification des églises du Seigneur en général, pour l'édification personnelle de chaque membre du corps de Christ, en particulier et pour accompagner la prédication de l'Évangile.
Empressons-nous donc de les rechercher auprès du Seigneur, dans la prière, avec ardeur et foi.
Que le Seigneur de toutes grâces, notre Père céleste, accorde avec abondance, à ses enfants que nous sommes, tous les dons de sa richesse infinie, afin qu'en toutes choses Son Fils Jésus-Christ notre Seigneur soit glorifié parmi ses rachetés et proclamé dans le monde comme le Sauveur et le Roi qui vient.
"C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients." Colossiens 1.9-11.
5. Demander, recevoir, pratiquer, les dons spirituels
Les dons du Saint-Esprit, tels qu'ils sont présentés dans 1 Corinthiens 12, ne sont pas des choses aléatoires dont l'Église peut se passer sans conséquence. Lorsque nous lisons la Bible en général et le Nouveau Testament en particulier, nous remarquons la façon dont Dieu intervient, pour se révéler aux hommes et attirer leur attention, par des miracles, des prodiges et des guérisons.
Les dons du Saint-Esprit sont indispensables non seulement à l'édification de l'Église, mais ils le sont tout autant pour accomplir dans le monde les oeuvres de Dieu, afin d'annoncer l'Évangile avec la puissance divine, comme le souligne l'apôtre Paul :
"Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes, par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ." Romains 15:18,19.
Les miracles que Jésus faisaient, et après lui ses disciples, avaient, entre autres choses, pour but de révéler le Sauveur afin d'amener les gens à la foi en Lui.
En observant le ministère de Jésus et de ses disciples après son ascension, nous voyons que ces miracles sont en fait la manifestation du Saint-Esprit par les dons spirituels.
Il faut remarquer dans la première lettre de Paul à l'église de Corinthe, combien l'apôtre, qui consacre deux chapitres aux dons spirituels, exhorte avec insistance à y "aspirer avec ardeur", pour l'utilité commune et l'édification.
1 Corinthiens 14:1 "Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de prophétiser."
1 Corinthiens 14:12 "Ainsi vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit, cherchez à en être abondamment dotés pour l’édification de l’assemblée."
Désirer avec ardeur, demander avec ferveur, rechercher avec persévérance, c'est ce qui devrait être notre attitude à l'égard de tous les dons de l'Esprit, avec pour seule motivation l'utilité commune, l'édification de l'Église et l'œuvre de Dieu dans le monde.
Ce que l'apôtre écrit à Timothée est valable pour tous les dons que Dieu accorde à tous ceux qui appartiennent à Christ et à chacun en particulier :
"Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens." 1 Timothée 4:14.
Un équipement nécessaire
Je répète avec insistance que tous les dons que le Seigneur accorde à l'Église sont nécessaires et indispensables pour une bonne évolution de son oeuvre, que ce soit pour le salut des âmes dans l'évangélisation et le témoignage ou l'édification et la sanctification des enfants de Dieu. Si nous voulons que les églises s'édifient dans la crainte de Dieu, c'est à dire la sanctification, que leurs membres vivent dans la plénitude de la grâce de Dieu et qu'elle s'accroissent par le témoignage envers ceux du dehors, il faut l'assistance du Saint-Esprit.
"L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit." Actes 9:31.
L'assistance du Saint-Esprit consiste dans son soutien, son conseil, son témoignage, ses interventions, la manifestation de ses dons, etc. Certains pensent qu'il n'agit que par une espèce d'action invisible, muette, sans évidence, qui n'engage, ni ne dérange personne. Or ses interventions sont très souvent puissantes, audibles et visibles. C'est ce que nous observons dans la Parole écrite de Dieu, ainsi que dans les églises où on le laisse s'exprimer librement. L'apôtre Paul écrit :
"Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance." 1 Corinthiens 4:20.
"Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu." 1 Corinthiens 2:4,5.
Par les nombreux exemples donnés dans la Bible, Dieu nous enseigne les lois de son royaume :
La manifestation de sa puissance accompagnent toujours sa présence
Nous le voyons dès le commencement du monde :
"Il a créé la terre par sa puissance..." Jérémie 10:12.
Sans parler des nombreux exemples de l'Ancien Testament, nous remarquons comment Jésus était accompagné de la puissance miraculeuse de Dieu.
"Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes." Actes 2:22.
Le Seigneur a dit à ses disciples qu'ils avaient besoin de sa puissance pour continuer sa mission dans le monde et accomplir ses oeuvres.
"Vous êtes témoins de ces choses." Luc 24.48/49.
"Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut... Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." Actes 1:8.
Le livre des Actes des apôtres nous décrit comment cette puissance de Dieu les accompagnait, confirmant ainsi les promesses de Jésus :
"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous." Jean 14:12-20.
"Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde." Matthieu 28:20.
"Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient." Marc 16:20.
L'apôtre Paul écrit encore aux disciples d'Italie :
"Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes, par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ." Romains 15:18,19.
La Parole de Dieu doit nous faire réfléchir et nous amener à la conclusion que nous ne sommes ni meilleurs, ni plus intelligents, ni plus forts qu'eux. S'ils ont eu besoin de cette démonstration de la puissance de Dieu, elle nous est aussi indispensable. Il y a le don du Saint-Esprit que chaque enfant de Dieu reçoit lors de sa conversion, qui atteste notre filiation avec Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, puis il y a les dons qu'il accorde pour accomplir les oeuvres de Dieu. Nous devons avoir soif, non seulement de sa présence intime, mais aussi de la manifestation de sa puissance et de ses dons, afin de les demander avec ardeur et avec foi pour les recevoir et les appliquer.
Demandez et vous recevrez
Telle est la promesse du Seigneur. Mais cette demande doit être faite avec foi et détermination.
"Élie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit." Jacques 5:17.
Dans l'Évangile de Marc, la parole de Jésus, donne toute la signification de ce qu'il a voulu dire concernant la prière de la foi.
"C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir." Marc 11:24.
L'évangile de Matthieu nous rapporte une parole du Seigneur concernant la prière :
"Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière vous le recevrez." Matthieu 20:22.
Dans ces deux passages, Jésus parle de la prière exaucée et il précise que c'est une prière faite avec foi. Il ne s'agit pas de nous taper la tête par terre et de nous exciter mentalement. Le genre de prière que Jésus enseigne nécessite une véritable intimité avec Dieu, une relation de communion, dans laquelle nous lui soumettons notre être entier : notre vie, notre volonté, nos projets, tout ce que nous voulons entreprendre. Être résolus à connaître et à faire sa volonté, avant d'appliquer nos propres pensées. Commençons donc par demander, avec foi et détermination, la révélation de sa pensée et de ses desseins et soumettons nous à ce qu'il veut. Recevoir et pratiquer les dons qu'il accorde pour notre édification, fait partie de ses désirs et de ses instructions pour nous.
Recevoir
Lorsque l'apôtre Pierre a dit au boiteux de la porte du Temple : Ce que j'ai je te le donne, il s'agissait de la guérison et l'homme l'a reçue. Il a saisi les mains de Pierre et de Jean, il s'est levé et il a été entièrement guéri, sautant et louant Dieu.
"Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit: Regarde-nous.5 Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher." Actes 3:4-8.
Jésus dit :
"Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir." Marc 11:24.
Croyez que vous l'avez reçu ou croyez que vous le possédez déjà, que c'est à vous ou encore selon la version Parole vivante :
"croyez que vous l’avez déjà reçu et cela vous sera accordé."
Imaginez qu'un enfant demande un vélo à son père et que celui-ci lui réponde : "D'accord, je vais te le donner, sois sans crainte, c'est comme si c'était fait, crois qu'il est à toi". L'enfant dit "Merci papa, je le veux rouge ! Puis il s'en va en sautant de joie vers sa mère et lui dit : Maman j'ai le vélo, rouge ! Sa mère lui répond : Je ne vois rien ! Alors l'enfant reprend avec assurance : Papa me l'a promis, je sais que c'est vrai, je vais l'avoir "
Voilà ce qu'enseigne Jésus : "Croyez que c'est à vous et vous allez le voir s'accomplir !" Alors nous sautons de joie en disant : Merci Père céleste. Si quelqu'un nous demande : Qu'est-ce qui vous arrive ? Nous répondons avec assurance : J'ai demandé telle chose au Seigneur et je vais la recevoir ! Alléluia ! Recevoir, c'est cela ! Alors recevez ses dons ! Quelqu'un dira : Mais comment saurai-je vraiment que j'ai reçu tel ou tel autre don, en dehors du fait de le croire ? Une assurance viendra dans votre cœur par le Saint-Esprit, comme une pensée irrésistible qui vous poussera à exercer ce don. Ce ne sera ni votre désir personnel, ni votre propre pensée, mais la conviction par l'Esprit de Dieu que vous avez reçu ce que vous demandiez et qu'i vous faut maintenant l'appliquer.
Il existe, pour ceux qui vivent dans la communion avec Dieu, un sentiment intérieur qui s'appelle "le témoignage du Saint-Esprit", qui nous révèle ces choses.
"Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce." 1 Corinthiens 2:9-12.
Appliquer
Lorsque le Seigneur nous accorde ses dons, il nous faut alors les pratiquer. Cela demande de la foi, de la sagesse et parfois du courage. Trop d'enfants de Dieu se sont laissés aller à faire les choses sans discernement et le résultat n'a pas été bon, alors soit on se décourage, soit on a peur des contrefaçons. Il y a une pratique convenable des dons du Saint-Esprit et nous ne devons pas oublier que nous avons notre responsabilité. Lorsque Dieu nous utilise, nous ne devenons pas des robots, nous demeurons lucides et maîtres de nos décisions. Alors il nous faut réfléchir :
"Tandis que Pierre ne savait en lui-même que penser du sens de la vision qu’il avait eue, voici, les hommes envoyés par Corneille, s’étant informés de la maison de Simon, se présentèrent à la porte, et demandèrent à haute voix si c’était là que logeait Simon, surnommé Pierre. Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l’Esprit lui dit: Voici, trois hommes te demandent; lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés." Actes 10.17/20.
Il ne faut pas non plus que notre réflexion soit fondée sur nos pensées ou sentiments humains, car nous risquons simplement de perdre la foi concernant ces manifestations. Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes. Dieu nous a donné le Saint-Esprit avec ses dons et c'est lui notre conseiller qui nous explique la meilleure façon et le moment le plus opportun pour agir. La première chose dont nous avons besoin, c'est la sensibilité au Saint-Esprit et cela s'apprend dans la communion avec Dieu, dans la prière, l'écoute et la méditation. L'apôtre Pierre, l'homme impulsif, avait appris à réfléchir sur les événements produit par Dieu dans sa vie, comme nous le voyons ci-dessus et encore dans Actes 12.5 :
"Pierre donc était gardé dans la prison; et l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu. La nuit qui précéda le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats; et des sentinelles devant la porte gardaient la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L’ange réveilla Pierre, en le frappant au côté, et en disant: Lève-toi promptement! Les chaînes tombèrent de ses mains. Et l’ange lui dit: Mets ta ceinture et tes sandales. Et il fit ainsi. L’ange lui dit encore: Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi. Pierre sortit, et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange fût réel, et s’imaginant avoir une vision. Lorsqu’ils eurent passé la première garde, puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville, et qui s’ouvrit d’elle-même devant eux; ils sortirent, et s’avancèrent dans une rue. Aussitôt l’ange quitta Pierre. Revenu à lui-même, Pierre dit: Je vois maintenant d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait. Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient."
Le Saint-Esprit parle, lorsque nous avons premièrement écouté ses instructions et que nous réfléchissons à la meilleure façon d'agir. Il parle aussi et agit, lorsque nous prions, quand nous adorons et nous attendons à lui.
"Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés." Actes 13:2.
Puis lorsque nous obéissons :
"Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit: Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer, s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Esaïe. L’Esprit dit à Philippe: Avance, et approche-toi de ce char." Actes 8:26-29.
Il est remarquable de constater que c'est au moment où le char est arrivé, que l'Esprit de Dieu a parlé à Philippe, pas avant. Nous ne savons pas combien de temps Philippe a attendu sur ce chemin désert, mais a un moment donné les choses se sont produites. Le Seigneur sait le moment le plus favorable pour intervenir, il nous faut alors être attentifs et patients. Le Saint-Esprit agit lorsque nous lui en laissons le temps et la place. Nous sommes toujours trop pressés et trop bavards. Nous pensons que l'adoration et la prière c'est un flot de paroles et de chants.
Je suis toujours étonné du comportement des enfants de Dieu dans les cultes, les réunions de prières ou de louanges. Il n'y a pas de véritable adoration. Nos programmes sont tellement bien ficelés et chargés que le temps et la place manquent pour la manifestation du Saint-Esprit. Nous avons pourtant cru être inspirés par Lui, en préparant nos cultes ou nos rassemblements, mais nous sommes trop rigides dans l'application de notre programme.
Agir avec assurance
Si le manque de place ou de temps peut nous empêcher de manifester les dons spirituels, il y a aussi un sentiment de crainte qui paralyse. Lorsque le moment est venu et que nous ressentons l'insistance du Saint-Esprit, nous ne devons pas hésiter. Élançons-nous avec assurance, aussitôt qu'une ouverture se présente, si brève soit-elle. Il m'est arrivé de réagir trop tard, alors l'occasion était passée. Qu'est-ce qui peut nous faire hésiter ? La crainte de nous tromper ou de ne pas être à la hauteur, la peur de n'être pas écoutés, la crainte des autres. Les prophètes de Dieu ont connu des situations dans lesquelles nous pouvons aussi nous trouver, tels Jérémie, Ézéchiel et d'autres.
"Je répondis: Ah! Seigneur Éternel ! voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant. Et l’Éternel me dit: Ne dis pas: Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel." Jérémie 1:6-8.
"Et toi, ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas en leur présence, de peur que je ne te fasse trembler devant eux." Jérémie 1:17.
"Qu’ils écoutent, ou qu’ils n’écoutent pas, -car c’est une famille de rebelles, -ils sauront qu’un prophète est au milieu d’eux. Et toi, fils de l’homme, ne les crains pas et ne crains pas leurs discours, quoique tu aies auprès de toi des ronces et des épines, et que tu habites avec des scorpions; ne crains pas leurs discours et ne t’effraie pas de leurs visages, quoiqu’ils soient une famille de rebelles." Ézéchiel 2:5-6.
L'apôtre Pierre, pourtant aguerri dans le ministère avait ses moments de faiblesse :
"En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis." Galates 2:12.
"La crainte des hommes tend un piège, Mais celui qui se confie en l’Eternel est protégé." Proverbes 29:25.
Il y aura toujours des contradicteurs et des opposants, Jésus a connu cela.
"Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue: Ne crains pas, crois seulement." Marc 5:36.
L'apôtre Paul exhortait Timothée à surmonter ses craintes et sa timidité, en ranimant le don qu'il avait reçu, aujourd'hui on dirait : en le réactivant ou en le réveillant.
2 Timothée 1:6/7 "C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Car l’Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides ; au contraire, cet Esprit nous remplit de force, d’amour et de maîtrise de soi."
6. Besoin d'un réveil
Je ne connais pas l'œuvre de Dieu dans le monde, mais pour ce que je sais des églises en France et peut-être en Europe, nous avons un profond besoin d'une nouvelle effusion de Saint-Esprit, dans sa réalité originelle, c'est à dire avec la même puissance qu'Il manifestait dans les églises primitives, avec les évangélistes, les prophètes et les apôtres. Ils n'avaient pas beaucoup de moyens matériels, mais nous voyons qu'avec la force qui les accompagnait ils remplissaient pleinement la mission que le Saigneur leur avait confiée.
La raison de leur efficacité n'est pas un secret : Le seigneur travaillait avec eux et ils travaillaient avec le Seigneur.
Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles. Actes 14:3
A Ephèse, cela dura deux ans, de sorte que tous ceux qui habitaient l’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.
Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps ; alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient. Actes 19:10-12
Soyons honnêtes, Il y a des choses qui nous manquent et d'autres qui en qui ont besoin d'être renouvelées et elle le seront dans une recherche personnelle auprès du Seigneur, en particulier par la prière et la lecture de sa Parole.
"C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel: Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C’est à eux de revenir à toi, Mais ce n’est pas à toi de retourner vers eux." Jérémie 15:19.
Les hommes ou les femmes de la Bible, dont Dieu se servait marchaient avec le Seigneur sans se laisser distraire par le monde, ils étaient entièrement à Dieu. C'étaient des êtres humains comme nous, avec leurs faiblesses, mais leur principale qualité c'était leur attachement au Seigneur. Ils marchaient avec Dieu.
Je ne connais , ni ne juge le cœur des autres, mais je me connais et je regarde l'église qui m'environne. Je dis "Seigneur il y a un décalage dans ce que nous vivons et ce que nous racontent les écrits de ta Parole. Nous faisons beaucoup d'œuvres, nous avons de nombreuses activités et des moyens qui demandent souvent beaucoup d'argent, nous semons beaucoup et nous récoltons peu ! Alors Seign